Pour aller droit à l'essentiel

Les étapes à réaliser en amont de la création de son entreprise

La phase de préparation est aussi importante que la création de votre entreprise en elle-même. Cette étape est cruciale car elle conditionne l’ensemble du futur de votre activité. La longueur des procédures est variable en fonction de la complexité du statut choisi. Quelques jours ou quelques mois sont souvent nécessaires pour affiner votre projet entrepreneurial. Quoi qu’il en soit, entreprendre ne s’improvise pas. Nous allons donc examiner ici toutes les étapes à réaliser avant de vous lancer.

Définir son projet

Une idée, même excellente, ne suffit pas à monter un projet. La préparation de votre projet vous permettra de déterminer si celui-ci est viable et dans quelles conditions vous pourrez voir grandir votre business. Chaque entrepreneur doit prendre le temps de se poser les bonnes questions afin d'affiner son projet. Ces quelques questions vous aideront à avancer :

  • Qu'est-ce que je souhaite vendre et pourquoi ?
  • Quelle est ma cible ?
  • Quels sont les moyens financiers et humains nécessaires pour concrétiser mon projet ?
  • Quels sont mes objectifs à court, moyen et long terme ?
  • Comment puis-je m'y prendre pour faire connaître mon projet et développer une clientèle ?
  • Quel est mon tunnel de conversion ? Quel est le parcours d'achat de mes futurs clients ?

Cet exercice est délicat. Il est peu probable que vous soyez en capacité de donner une réponse claire et précise à chacun de ces points. C’est normal 😉, vous n’êtes qu’au début du projet. La réalisation d’une étude de marché et d’un business-plan vous aideront à y voir plus clair.

Les acteurs de la création d’entreprise

Entreprendre, même à titre individuel, est souvent une aventure collective. N’hésitez pas à vous entourer d’entrepreneurs chevronnés et à vous appuyer sur des structures d’aides à la création d’entreprises afin de mûrir votre projet. À ce titre, vous pouvez vous appuyer sur le soutien de différentes structures.

Les incubateurs

Ces structures sont notamment spécialisées dans l’accompagnement des startups. Des professionnels de l’entreprenariat vous accompagnent dans le choix de votre business model. Vous intégrez un écosystème innovant, bénéficiez de conseils avisés et rencontrez de potentiels investisseurs.

Il y a une différence entre incubateur et pépinière d’entreprise. Une pépinière propose un service d’accompagnement aux entrepreneurs ayant déjà créé leur entreprise. 

Le pôle création d’entreprise de la chambre du commerce et de l’industrie (CCI)

La CCI offre un accompagnement sur-mesure à tous les porteurs de projet qui le souhaitent. Vous bénéficiez de conseils en matière de financement ainsi qu’un accès à un catalogue de formations pour renforcer vos compétences de futur chef d’entreprise. 

L’expert-comptable 

Ce professionnel des chiffres vous aidera notamment à établir votre prévisionnel et à présenter correctement votre business-plan. 

Les autres entrepreneurs 

Rencontrez des entrepreneurs qui ont lancé un business similaire au vôtre. Ces échanges sont riches en enseignements. Apprendre des erreurs et des réussites des autres est le moyen le plus efficace de gagner du temps. 

Nombreux sont les entrepreneurs, notamment de la French Tech, qui partagent les coulisses de leur projet à travers des podcasts ou des ouvrages. Servez-vous de ces ressources pour vous imprégner de leur expérience.

Faire une étude de marché

Votre projet commence à prendre forme ? Bravo ! Mais vous n'êtes encore qu'au début de l'aventure. Il faut maintenant procéder à l'étude de marché pour vous assurer que votre projet est commercialement viable. Cette étape est essentielle pour créer votre entreprise.

Il serait dommage de se rendre compte, après coup, que son marché est en déclin ou concurrencé par de nombreuses entreprises. L'étude de marché vous permet de comprendre l'environnement dans lequel votre activité va évoluer.

Identifier et comprendre sa cible

Quand on vend tout à tout le monde, on ne vend rien à personne : tel est le principe qui devra guider votre étude de marché. Ne tombez pas dans l'écueil de vouloir toucher une cible trop large.

Tout le monde ne sera pas intéressé par votre offre. Alors autant prendre le temps de s'intéresser à ceux qui le seront afin de leur proposer le meilleur produit ou service possible. Pour cela, il est nécessaire d'identifier le profil de vos futurs clients. Posez-vous alors les questions suivantes :

  • Quelles sont leurs habitudes de consommation ? À quelles occasions consomment-ils le produit ou le service que je vais leur proposer ?
  • Quelles sont leurs problématiques ? Quels sont leurs besoins ? 
  • Comment mon produit ou service répond-t-il à leur besoin ?
  • Quels sont leurs critères de décision ? Quel est l’élément qui fera valider la transaction ?
Les enquêtes disponibles sur le site de l'INSEE et les rapports réalisés par des cabinets spécialisés peuvent également vous apporter des éléments de réponse

Identifier ses concurrents

Identifier ses concurrents est indispensable pour bien cerner son marché. À cet égard, il est utile de se poser les questions suivantes :

  • Mon marché est-il concurrentiel ?
  • Qui sont mes concurrents ?
  • Quel est leur positionnement ?
  • Quel est leur chiffre d'affaires ?
  • Quel est leur tunnel de conversion ?

Comprendre son marché

Vous devez être en mesure de répondre à ces questions : 

  • Mon marché est-il soumis à des législations spécifiques ?
  • Mon marché est-il dynamique ?
  • Quelles sont les difficultés liées à mon marché ?

L’ensemble des données recueillies devra ensuite être synthétisé dans un rapport faisant apparaître les risques et les opportunités du secteur. Pour cela, n’hésitez pas à faire appel à un expert qui saura mettre les formes adéquates à ce rapport. Il pourra vous être nécessaire dans le cadre de la création d’une société par exemple.

Faire un business plan

Le business plan permet notamment de convaincre vos futurs partenaires et investisseurs. Votre document doit être clair et concis. Le lecteur doit d'emblée comprendre :

  • La nature de votre projet ;
  • Votre positionnement sur le marché ;
  • L'état d'avancement du projet ;
  • Vos apports (si vous avez eu à en faire) ;
  • Vos prévisions financières sur les mois et années suivantes ;
  • Votre stratégie marketing.

Le business plan de votre future entreprise vous aidera notamment à déterminer des éléments de structure pour le futur. Par exemple, vous pourrez déterminer si votre activité relève du régime des BIC ou des BNC.

La partie relative aux prévisions financières est celle qui intéresse le plus vos lecteurs. Alors n’oubliez pas de détailler son contenu et d’ajouter des tableaux prévisionnels. Vous devez être totalement transparent sur le financement de vos différents investissements et charges (coût de fonctionnement, taxes, charges sociales..), sur les bénéfices que vous anticipez de dégager et sur la gestion de votre budget au quotidien.

Intégrer votre étude de marché à votre business plan prouvera que vous avez bien évalué les opportunités et les risques de votre future activité.

Étudier les possibilités de financement de votre entreprise

À ce stade, votre projet de création d'entreprise est mûrement réfléchi. Vous avez une idée beaucoup plus précise de ce que vous souhaitez accomplir. Il faut maintenant étudier les possibilités de financement de votre projet.

L'apport personnel

Vous êtes en capacité de financer votre projet grâce à un apport personnel ? C'est une bonne nouvelle : vous vous épargnez beaucoup de difficultés.

Attention toutefois à ne pas sous-évaluer les charges nécessaires au lancement de votre activité. Un coup d'œil à votre business plan vous permettra d'y voir plus clair.

Le prêt bancaire

C'est le réflexe de la plupart des entrepreneurs en quête d’un financement pour lancer leur entreprise.

Obtenir un crédit n’est pas toujours aisé. Les institutions bancaires sont souvent réticentes à accorder un prêt bancaire pour financer le développement d'une nouvelle entreprise. C'est là qu'intervient votre business-plan. Il constitue le gage de votre sérieux et de votre crédibilité auprès de votre banquier. Travaillez votre pitch de présentation de sorte à véhiculer un message porteur et clair auprès de votre banque.

Il se peut qu’elle vous demande des garanties personnelles afin de vous octroyer un prêt. Dans ce cas, vérifiez votre capacité de financement. En effet, le créancier pourrait directement vous solliciter en cas de défaillance de votre future entreprise.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un prêt sans intérêt ni garantie octroyé par le réseau Initiative France et Réseau Entreprendre. Vous vous engagez à le rembourser “sur l’honneur”, et cela, même si votre entreprise n’est pas en capacité de la faire. Son montant varie entre 2 000€ et 50 000€ en fonction de votre projet de création ou reprise d’entreprise. 

Pour en bénéficier, il vous suffit d’adresser votre demande à Initiative France ou Réseau Entreprendre. Cette demande sera examinée par un comité d’experts qui décidera de vous accorder, ou non, le prêt.  

Le financement participatif

Le financement participatif, ou crowdfunding, est une solution alternative de financement très efficace. 

Il existe de nombreuses plateformes de crowdfunding, comme Ulule ou Kisskissbankbank, qui mettent en relation porteurs de projet et donateurs. En prime, votre projet bénéficie d'une meilleure visibilité grâce au rayonnement de ces plateformes qui comptabilisent plusieurs centaines de milliers de visiteurs mensuels.

Cette stratégie est encore plus efficace si vous jouez le jeu de la communication 😉. N'hésitez pas à partager votre projet sur les réseaux sociaux. Parlez-en autour de vous ! Bref, soyez visible. Vous pouvez par exemple miser sur le storytelling en créant une courte vidéo. L'idée est de créer de l’engouement autour de votre projet afin d'atteindre votre objectif de financement et de créer votre première base de clients.

La levée de fonds

La levée de fonds consiste à ouvrir le capital social de son entreprise à des investisseurs. En d'autres termes, vous émettez des titres de votre société (parts sociales ou actions selon la forme juridique) que vous vendez aux investisseurs. Il vous faudra alors convaincre un fonds d'investissement ou un business angel d'investir dans votre projet. Encore une fois, votre business plan et votre plus beau speech seront vos meilleures armes.

Un business angel est un individu qui investit dans le capital d'une société. Un fonds d'investissement est un organisme dont l'objet est d'investir dans le capital d'une société.

Les aides à la création d'entreprise

Il existe différentes aides pour les créateurs d’entreprise. Ces aides seront une bonne rampe de lancement pour démarrer. Nous vous les listons ici.

L’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (ACRE)

L'ACRE (ex ACCRE) est une aide précieuse pour l'entrepreneur en début d'activité. Elle permet une exonération des charges sociales de 50% pendant un an. Pour prétendre à cette aide, vous devez remplir au moins l'un des critères suivants :

  • Être demandeur d’emploi indemnisé ;
  • Être inscrit à Pôle Emploi depuis plus de 6 mois sans indemnisation ;
  • Être bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active (RSA) ou de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ;
  • Être bénéficiaire de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) ;
  • Être un jeune entrepreneur, entre 18 et 25 ans ;
  • Être un entrepreneur de moins de 29 ans en situation de handicap ;
  • Créer ou reprendre une entreprise en zone urbaine sensible.

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE)

Saviez-vous qu'il était possible de cumuler les allocations chômage à son activité d'indépendant ? Cette aide est bien entendu soumise à condition. Pour bénéficier de l'ARE en tant qu'indépendant, vous devez cocher les conditions suivantes :

  • Être inscrit comme demandeur d'emploi auprès de Pôle Emploi ;
  • Avoir travaillé au moins 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois, à la date de fin de votre contrat de travail.

Il vous faudra ensuite vous actualiser auprès de Pôle Emploi à chaque fin de mois, c'est-à-dire faire parvenir vos revenus mensuels.

L'aide à la reprise et à la création d'entreprise (ARCE)

Il est possible de remplacer vos allocations d'aide à l'emploi (ARE) par l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE). Dans ce cas, vos allocations chômage sont versées en une seule fois, sous forme de capital. Cette aide est soumise aux conditions suivantes :

  • Être en droit de bénéficier de l'ARE ;
  • Avoir créé ou repris une entreprise après la date de fin de son contrat de travail.

La prime d’activité d’indépendant versée par la caisse d’allocation familiale (CAF)

Vous pouvez bénéficier de la prime d'activité en tant qu’indépendant sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité. 

En effet, vous devez remplir l’ensemble des critères suivants :

  • Avoir plus de 18 ans ; 
  • Être de nationalité française, ou être ressortissant de l’Espace Économique Européen, de Suisse ou être en situation régulière en France ;
  • Résider en France ;

Quant à votre revenu mensuel, il doit être inférieur ou égal à :

  • 1 787€ pour une personne seule ;
  • 2 794€ pour un couple sans enfant dans lequel un seul travaille ;
  • 3 754€ pour un couple avec deux enfants dont les deux parents travaillent ;
  • 3 342€ pour un couple avec deux enfants et un seul salaire.

Nous avons consacré un article à la prime d’activité d’indépendant pour tout vous expliquer sur cette aide. 

Le dispositif NACRE

Ce dispositif accompagne les entrepreneurs en situation de création ou de reprise d'entreprise pour une durée de 3 ans. Il vous offre la possibilité de contracter un prêt à taux zéro d'un montant compris entre 1 000€ et 8 000€ remboursable sur 5 ans maximum. Pour y prétendre, vous devez remplir l'une des conditions suivantes :

  • Être demandeur d’emploi déjà bénéficiaire de l’ARE ;
  • Être une personne âgée de 18 à 25 ans ;
  • Être une personne âgée de 29 ans maximum qui ne touche pas d’allocations chômage ou reconnue handicapée ;
  • Être un créateur d’entreprise bénéficiaire du RSA, de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) ou de l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente) ;
  • Être un demandeur d’emploi non indemnisé inscrit depuis plus de 6 mois sur la liste des demandeurs d’emploi ;
  • Être une personne de 50 ans ou plus inscrite sur la liste Pôle Emploi ;
  • Avoir créé une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • Être une personne sans emploi titulaire d’un contrat d’appui au projet d'entreprise (Cape) ;
  • Être un salarié repreneur de son entreprise en redressement ou liquidation judiciaire.

Ce prêt doit obligatoirement être couplé à un prêt bancaire.

Choisir son statut juridique

Les choses se concrétisent. Vous n'êtes plus qu'à quelques étapes de la création de votre entreprise ! Il vous faut maintenant choisir votre statut juridique.

Cette tâche peut s'avérer complexe mais n’en demeure pas moins primordiale pour le futur de votre activité. En effet, chaque statut implique son lot de spécificités, d'avantages et inconvénients. Il est important d'être en mesure de déterminer lequel correspond le mieux à vos besoins et à votre activité.

N'hésitez pas à vous faire accompagner dans cette démarche. Experts-comptables, incubateurs, avocats, juristes du pôle création d'entreprise de la chambre du commerce et de l'industrie (CCI) ou de la BPI France... nombreux sont les experts qui pourront vous aiguiller dans le choix de votre statut.

Créer une entreprise individuelle

La création d'une entreprise individuelle peut être une alternative intéressante si vous souhaitez exercer votre activité seul.

Les formalités de création sont simples : il vous suffit de remplir le formulaire P0 et de réunir l’ensemble des pièces justificatives (copie de la pièce d’identité, déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation, justificatif de domiciliation…). En outre, cette forme juridique ne requiert pas de dépôt de capital.

Au niveau fiscal, vous êtes imposé sur vos bénéfices. Vous pouvez déduire vos charges professionnelles de votre résultat imposable.

Au niveau social, vos cotisations sociales sont calculées à partir de votre bénéfice. 

Enfin, vous devez respecter un certain nombre d’obligations comptables : la tenue d’une comptabilité, la tenue des livres comptables et l’établissement des comptes annuels.

L’option pour le régime de la micro entreprise

En tant qu’entrepreneur individuel, vous pouvez bénéficier du régime de la micro entreprise. Vos obligations comptables et administratives sont allégées. De plus, vous profitez du régime micro social et micro social. 

Vous êtes alors imposé sur votre chiffre d’affaires qui fait l’objet d’un abattement forfaitaire à hauteur de :

  • 71% du chiffre d'affaires pour les activités d'achat-revente et les activités de fourniture de logement ;
  • 50% du chiffre d'affaires pour les autres activités relevant des BIC ;
  • 34% du chiffre d'affaires pour les BNC.

Toutefois, vous ne pouvez plus déduire vos charges professionnelles de votre assiette imposable.

Vos cotisations sociales sont prélevées sur votre chiffre d’affaires selon un taux qui varie en fonction de votre activité, à savoir :

  • 12,8% pour les activités de vente de marchandises ;
  • 22% pour les prestations de services commerciales et artisanales ;
  • 22% pour les activités libérales.

L’option pour l’EIRL

L’entrepreneur individuel qui n’a pas opté pour l’EIRL a une responsabilité illimitée à l’égard de ses créanciers professionnels. Autrement dit, ses créanciers professionnels, comme ses fournisseurs par exemple, ont la possibilité de saisir ses biens personnels, à l’exception de sa résidence principale. L’option pour l’EIRL permet d’effectuer une déclaration d’affectation du patrimoine dans le but de dédier certains biens à son activité professionnelle. Dès lors, seuls les biens inclus dans la déclaration d’affectation peuvent être saisis en cas de difficulté. Son patrimoine personnel est à l’abris.

Créer une société seul

Vous pouvez également opter pour la création d'une société unipersonnelle dans le cadre d'une activité exercée à titre individuel. Contrairement à l'entreprise qui forme une seule et même personne avec l'entrepreneur (une personne physique donc), la société implique de créer une entité destinée à votre entreprise. Cette entité est appelée une personne morale. Il existe deux formes de sociétés unipersonnelles :

  • La société par actions simplifiée unipersonnelle, aussi appelée SASU ;
  • L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, aussi appelée EURL.

Ces structures vous permettent de bénéficier d'une responsabilité limitée à hauteur de vos apports. Votre patrimoine personnel n'est pas confondu avec le patrimoine de votre entreprise. En clair, vos créanciers ne pourront pas saisir vos biens personnels si votre société ne régularise pas ses dettes.

Toutefois, vous êtes soumis à des obligations comptables plus importantes que dans le cadre d'une entreprise individuelle. Les démarches pour créer une société unipersonnelle sont également plus complexes.

Au niveau fiscal, la SASU est imposée au titre de l’impôt sur les sociétés. Le taux d’imposition varie en fonction du chiffre d’affaires de la société et du montant de ses bénéfices. Il est possible d’opter pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions.  L’EURL fait l’objet d’une imposition à l’impôt sur le revenu lorsque l’associé-unique est une personne physique, et à l’impôt sur les sociétés lorsque l’associé-unique est une personne morale (une société par exemple).

Au niveau social, en tant que président d’une SASU, vous êtes assimilé-salarié. Dès lors, vous êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale. En tant que gérant de l’EURL, vous avez le statut de travailleur non-salarié (TNS). Vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des indépendants (ex RSI), qui a fusionné au régime général de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2020.

Créer une société avec des associés

Vous souhaitez développer votre projet en collaboration avec un ou plusieurs associés ? Il vous faudra alors créer une société. Les formes de société les plus courantes sont :

  • La société à responsabilité limitée, appelée SARL ;
  • La société par actions simplifiée, appelée SAS.

À l'instar de la société unipersonnelle, votre responsabilité est limitée à hauteur de vos apports. Les critères à prendre en compte pour choisir l'une ou l'autre des sociétés sont donc davantage d'ordre fiscal et social.

En effet, la SAS et la SARL sont assujetties à l’impôt sur les sociétés. Ces deux formes juridiques permettent d’opter pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions. Cette option est limitée à 5 exercices comptables au maximum, sauf pour la SARL de famille. Dans ce cas, l’option pour l’impôt sur le revenu n’est pas limitée.

Une SARL de famille est une SARL qui réunit des associés appartenant à une même famille. Ils doivent être parents en ligne directe (enfants, parents, grands-parents...), conjoints mariés ou unis par un PACS, ou alors frères et sœurs. 

Au niveau social, le président de la SAS est un assimilé-salarié. Il est rattaché au régime général de la Sécurité sociale.

Le régime social du gérant d’une SARL dépend du nombre de parts sociales qu’il détient dans la société. 

  • Si le gérant de la SARL est majoritaire, c’est-à-dire qu’il détient plus de la moitié des parts dans le capital social de la société, il est travailleur non-salarié (TNS). Dès lors, il est affilié à la sécurité sociale des indépendants (SSI), qui a intégré le régime général de la Sécurité sociale.
  • Si le gérant de la SARL est minoritaire ou égalitaire, c’est-à-dire qu’il détient moins de la moitié, ou la moitié des parts dans le capital social, il est assimilé-salarié et affilié au régime général de la sécurité sociale. 

Pour choisir quelle structure juridique est la plus pertinente en fonction de votre situation et de votre projet, il peut être utile de faire appel aux conseils avisés d’un expert-comptable. 

Je suis freelance : quel statut juridique choisir ?

Vous devez choisir un statut juridique pour exercer en tant que freelance. Le freelance est un travailleur indépendant qui travaille seul : il a donc le choix entre l’entreprise individuelle et la société unipersonnelle (EURL et SASU).

Chacune de ses formes juridiques a son lot d’avantages et d’inconvénients. À vous de déterminer celle qui correspond le mieux à votre projet.

Si vous débutez votre activité et que vous êtes à la recherche de simplicité, vous pouvez considérer de créer une entreprise individuelle tout en optant pour le régime de la micro entreprise. 

Si votre activité est développée et que vous souhaitez protéger votre patrimoine personnel, il peut être intéressant de créer une entreprise individuelle avec option pour l’EIRL.

Si vous n’excluez pas de vous associer dans le futur, pourquoi ne pas considérer la SASU ou l’EURL ? Ces formes juridiques peuvent facilement être transformées en SAS ou SARL.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter notre article dédié aux statuts adaptés à une activité en freelance. 

Je suis artisan : quel statut juridique choisir ?

Avant de choisir votre statut, vous devez être reconnu comme artisan. Pour cela, vous devez satisfaire l’une des conditions suivantes :

  • Être titulaire d’un CAP ou BEP ;
  • Avoir un titre équivalent validé par le Répertoire National des Certifications Professionnelles ;
  • Avoir une expérience d’au moins 3 ans dans votre métier d’artisan ;
  • Avoir un certificat ou une attestation de capacité professionnelle.

En tant qu’artisan, différents statuts juridiques s’offrent à vous.

  • La création d’une entreprise individuelle (avec option pour EIRL ou pour le régime de la micro entreprise) ; 
  • La création d’une société unipersonnelle (SASU, EURL) ;
  • La création d’une société pluripersonnelle (SAS, SARL).

N’hésitez pas à lire notre article dédié à la création d’entreprise en tant qu’artisan. 

Les étapes administratives et juridiques pour lancer son activité

Pour les entreprises individuelles

Les formalités pour créer une entreprise individuelle sont simplifiées. Il suffit de constituer un dossier complet de création d'entreprise comprenant :

  • le formulaire P0 de création d'entreprise, dûment signé et complété ;
  • une copie de votre carte d'identité ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • un justificatif d'occupation de vos locaux professionnels (quittance, facture) afin de prouver la domiciliation de votre entreprise.

Le dossier doit ensuite être envoyé au centre de formalité des entreprises (CFE) qui correspond à votre activité, à savoir :

  • la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) pour les entreprises artisanales ;
  • la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI) pour les entreprises commerciales.

Pour les sociétés

Étape 1 : Rédiger les statuts de sa société

La rédaction des statuts de la société est une étape essentielle du processus de la création d'entreprise. En effet, les statuts fixent les règles d'organisation et de fonctionnement de votre future société. Des règles aussi importantes que l'étendue des pouvoirs des dirigeants, les modalités de majorités en assemblée et l'encadrement de la transmission des titres sont spécifiées dans les statuts.

Il vous faudra donc aborder la rédaction des statuts avec beaucoup de vigilance et apprécier la portée de chaque clause. N'oubliez pas d’y spécifier les mentions obligatoires suivantes :

  • L'identité de l'associé-unique ;
  • La forme juridique de la société ;
  • La durée de la société ; cela renvoie à la durée pour laquelle la société est constituée. Elle ne peut pas dépasser 99 ans, mais peut être prorogée à expiration de ce délai. 
  • La dénomination sociale ; c’est le nom de la société. La dénomination sociale est librement choisie par les associés. 
  • L’objet social ; il définit l’activité exercée par la société. 
  • Le siège social ;
  • Le montant du capital social.

Vous l'aurez compris : cette démarche demande une certaine aisance juridique. Le recours à un professionnel du droit, comme un expert-comptable ou un avocat, peut s'avérer indispensable pour rédiger ou relire votre projet de statuts. Comptez entre 1 000€ à 5 000€ pour la rédaction complète de vos statuts.

Certains types de sociétés exigent l'ajout de mentions spécifiques. Nous vous conseillons de les traiter avec l’aide de votre expert-comptable.

Étape 2 : Procéder au dépôt de capital

Le capital social est le patrimoine de votre société. Il englobe les apports de tous les associés. Ces apports peuvent être de trois types :

  • Les apports numéraires : somme d'argent, actions d'une société ;
  • Les apports en nature : bien matériel (une voiture, un local, des outils) et bien immatériel (un logiciel, un droit de propriété intellectuelle comme une marque ou un brevet) ;
  • Les apports en industrie : compétence.
L’apport en industrie ne concourent pas directement au capital social mais vous permettra de bénéficier d’action dans la société.

Seuls les apports numéraires font l'objet du dépôt de capital. Ils doivent alors être déposés sur un compte dédié à la société. Ce compte est obligatoirement ouvert auprès d'un dépositaire agréé, à savoir :

  • La caisse des dépôts et consignations (CDC) ;
  • Un notaire ;
  • Une banque ou une néo banque telle que Blank. Dans ce cas, vous aurez à déposer votre capital social en ligne ce qui simplifiera les démarches administratives.

Le dépositaire vous remet ensuite une attestation de dépôt de capital. Ce document est à conserver précieusement. Il vous sera demandé pour l'immatriculation de votre société.

Étape 3 : Choisir la domiciliation de sa société

La domiciliation de votre société est l'adresse du siège social. En d'autres termes, il s'agit de l'adresse fiscale, juridique et administrative de votre société. En règle générale, une société est domiciliée :

  • Dans un local en propre ;
  • Au domicile personnel du dirigeant.

Dans ces deux cas, il vous suffira de fournir un justificatif d’adresse de siège social (bail, taxe foncière…) au moment de l’immatriculation.

Vous pouvez également avoir recours à une société de domiciliation qui vous fournira une adresse administrative en échange d'un abonnement oscillant entre 20€ et 300€ par mois.

Les pépinières d'entreprises proposent également un service de domiciliation pour plusieurs centaines d'euros par mois.

Étape 4 : Publier un avis de constitution au sein d'un journal d'annonces légales (JAL)

L'ensemble des sociétés sont soumises à l'obligation de publier un avis de constitution au sein d'un journal d'annonces légales. Seules les entreprises individuelles (EI, EIRL) en sont dispensées. Cette formalité sert à informer les tiers de la création de votre entreprise. L'annonce doit comporter les éléments suivants :

  • La dénomination sociale de la société ;
  • La forme juridique ;
  • Le montant du capital social ;
  • L’adresse du siège social ;
  • L’objet social ;
  • La durée pour laquelle la société a été constituée ;
  • L'identité et les coordonnées des associés ;
  • L'identité et les coordonnées des personnes pouvant engager la société envers des tiers ;
  • Le greffe du tribunal où la société sera immatriculée.

Pour procéder à la publication de l'annonce, il vous faudra contacter un journal d’annonces légales habilité dans votre département. Ils sont notamment référencés sur le site officiel des annonces légales d'entreprise.

La publication au sein d'un journal d'annonces légales peut se faire directement en ligne. Il vous suffit de :

  • Sélectionner le vôtre ;
  • Choisir et remplir le formulaire adapté à la forme juridique de votre société ;
  • Valider le formulaire et procéder au règlement par carte bancaire.

Vous recevez ensuite votre attestation de parution d'annonce légale. Ce document officiel devra être remis au Centre de Formalités de Entreprises (CFE) au moment du dépôt de votre dossier de création de société.

Le coût moyen de publication d’une annonce légale est d'environ 200€.

Étape 5 : constituer et envoyer le dossier de création au Centre des Formalités des Entreprises (CFE)

Félicitations, vous n'êtes plus qu'à quelques pas de la création de votre société ! Il convient désormais de constituer un dossier complet de création de société.

Pour cela, vous devez compléter le formulaire de création de société correspondant à sa forme juridique. Voici les documents que vous aurez potentiellement à remplir :

Une fois le formulaire complété, il vous faudra rassembler l'ensemble des pièces suivantes :

  • Les statuts de la société ;
  • L'attestation de parution dans un journal d'annonces légales ;
  • L'attestation de dépôt de capital ;
  • La preuve de domiciliation de votre société ;
  • Une déclaration sur l'honneur de non-condamnation du dirigeant ;
  • Une copie de la pièce d’identité recto/verso du dirigeant et des personnes ayant le pouvoir d'engager la société.

Des documents supplémentaires pourront vous être demandés selon la forme juridique ou l'objet de la société. Le dossier complet doit être envoyé au centre des formalités des entreprises correspondant à votre activité. Le dépôt peut se faire par voie postale ou en ligne. 

Si le dirigeant est une personne morale, c’est un extrait d'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés datant de moins de 3 mois qui devra être fourni.

Les CFE compétents en fonction de l’activité de la société 

Le CFE compétent pour traiter votre dossier de création dépend de votre typologie d’activité, à savoir. La Chambre à laquelle vous êtes rattaché diffère également en fonction de cette variable et vous aurez alors à déposer votre dossier en ligne sur des sites différents :

  • Si votre activité est artisanale et compte moins de 11 salariés, vous êtes rattaché à la Chambre des métiers et de l’artisanat. Déposez votre dossier sur cfe-metiers.com ;
  • Si votre activité est artisanale et compte plus de 11 salariés, vous êtes rattaché à la Chambre de commerce et de l’industrie. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr ;
  • Si votre activité est commerciale, vous êtes rattaché à la Chambre de commerce et de l’industrie. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr ;
  • Si votre activité est agricole, vous êtes rattaché à la Chambre d’agriculture. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr.

Sachez qu’une société commerciale sera immatriculée au Registre du commerce et des sociétés (RCS) tandis qu’une société dont l’objet est artisanal sera immatriculée au Répertoire des métiers (RPM)

Les documents et informations à conserver après la création de votre entreprise

L’extrait KBIS

Votre extrait Kbis (pour les activités commerciales) ou votre extrait D (pour les activités artisanales) vous sont envoyés au siège social 10 à 15 jours après l'immatriculation. Gardez-les précieusement, un exemplaire vous sera demandé au moment de débloquer les fonds constituant votre capital social. 

Les entrepreneurs individuels exerçant une activité libérale ou intellectuelle ne sont pas immatriculés et n’ont pas d’extrait Kbis. 

Le numéro SIREN et le numéro SIREN 

Chaque entreprise dispose de deux numéros d’identification : le numéro SIREN et le numéro SIRET.

Le numéro SIREN est l’identifiant national d’une entreprise. Il est composé de 9 chiffres.

Le numéro SIRET permet d’identifier géographiquement l’entreprise ainsi que ses éventuels établissements. Il est composé de 14 chiffres :

  • Les 9 premiers chiffres correspondent au numéro SIREN ;
  • Les 5 derniers chiffres correspondent au NIC (Numéro Interne de Classement). 

Ce numéro doit impérativement être mentionné sur tous vos devis et factures. Vous ne pouvez avoir qu’un numéro SIREN, mais vous pouvez disposez de plusieurs numéros SIRET si votre entreprise détient plusieurs établissements. Ces deux numéros figurent sur votre avis de situation au répertoire SIRENE. 

Besoin de conseils personnalisés pour créer votre entreprise en ligne ? 

Chez Blank, nous vous proposons de vous accompagner dans la création de votre entreprise. Nous vous aidons du choix de votre statut juridique à la rédaction de vos statuts en passant par le dépôt de capital social. Des vrais experts-comptables vous accompagnent dans votre projet par téléphone. 

Nous proposons également dans l’offre carte Noire un service d’assistance juridique, fiscale et comptable disponible 5j/7 par téléphone. Nos experts sont là pour répondre à toutes vos questions. Pour les contacter, il vous suffit d'appeler le numéro inscrit au dos de votre carte noire Blank.

Vos questions sur la création d’entreprise

Concrètement, créer son entreprise, ça coûte combien ?

Le micro-entrepreneur et l’entrepreneur individuel peuvent créer leur entreprise gratuitement.

Pour créer une société (SASU, SAS, EURL, SARL, etc), il vous faudra débourser entre 265€ et 515€ pour accomplir les formalités. À cela s’ajoute le prix de l’accompagnement d’un professionnel pour la rédaction de vos statuts et l’éventuelle évaluation de vos apports en nature par un commissaire aux apports.

N’oubliez pas non plus les frais supplémentaires (création d’un site web, dépôt d’une marque auprès de l’INPI, accompagnement dans la préparation de l’étude de marché et du business plan) qui font grimper l’addition.  

Comment choisir une région pour créer son entreprise ?

Il est judicieux de choisir une région dynamique pour implanter son entreprise, notamment si vous souhaitez développer une franchise. Voici les régions les plus attractives pour développer son business :

  • Ile-de-France ;
  • Pays-de-la-Loire ;
  • Occitanie ;
  • Bretagne ;
  • Grand-Est ;
  • Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • Nouvelle-Aquitaine ;
  • Bourgogne-Franche-Comté ; 
  • Provence-Alpes Côte d’Azur ; 
  • Normandie.

Comment créer facilement son entreprise sur internet ?

Plus besoin de se déplacer physiquement à votre CFE pour déposer votre dossier de création d’entreprise. La démarche peut se faire en ligne via le site cfe-metiers.com pour les artisans ayant moins de 11 salariés ou guichet-entreprises.fr pour toutes les autres entreprises. 

Comment choisir sa franchise pour créer son entreprise ?

Plusieurs critères doivent être pris en compte pour choisir sa franchise :

  • L’image de marque du franchiseur ;
  • La notoriété du franchiseur ;
  • La liberté dans le développement de la franchise ;
  • Les éventuelles contraintes imposées par le franchiseur ;

Vous l’aurez compris : la création d’une entreprise est un travail de longue haleine. Il ne s’agit pas d’un sprint, mais d’un marathon qui demande beaucoup de préparation. 

Le respect de ces quelques étapes vous aidera à créer une entreprise prospère et viable. Que l’aventure commence !

Comment ouvrir un compte pro ?

Ça y est, vous êtes décidé à ouvrir votre compte pro ? Sachez que vous pouvez accomplir cette démarche en ligne ou en agence mais ouvrir un compte pro en ligne est la solution la plus simple et la plus rapide.

 

Côté pièces justificatives, on vous demandera souvent les mêmes justificatifs même s’ils peuvent varier selon les établissements bancaires. N’hésitez pas à vous référer à notre article détaillé sur l’ouverture d’un compte pro pour plus d’informations.

 

👉Si vous êtes une entreprise individuelle, vous aurez généralement besoin des justificatifs suivants :

  • Une pièce d’identité (passeport ou carte nationale d’identité) ;
  • La justification de l’adresse de votre siège social (justificatif de domicile…) ;
  • Un justificatif d’activité : un justificatif d’immatriculation au Registre des Métiers pour les artisans, un justificatif d’inscription au répertoire de l’INSEE pour les professions libérales et pour les commerçants, un justificatif d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés.

👉 Si vous êtes en société, vous devrez généralement fournir :

  • Un justificatif d’identité ;
  • Un justificatif de domiciliation du siège social de votre entreprise (bail commercial, contrat de domiciliation…) ;
  • Les statuts de votre société ;
  • Un justificatif d’activité : (extrait de Kbis…).

Comment changer de compte pro ?

Les raisons du changement de compte pro

Même si vous avez déjà choisi un compte professionnel dans une banque, vous pouvez remettre en cause votre choix à tout moment. Pourquoi vouloir changer de compte pro ?

  • Vous êtes déçu de votre compte pro actuel ;
  • Vous avez vu des offres plus intéressantes ou moins chères ailleurs ;
  • Vos besoins évoluent et votre offre actuelle est trop limitée…

Sachez que, dans tous les cas, vous avez le droit de changer de compte pro à tout moment. Il n’y a pas de contraintes de durée ou de temps pour changer de compte pro

Changer de compte pro est le meilleur moyen de faire jouer la concurrence pour vous offrir la meilleure solution professionnelle pour votre activité d’indépendant. Les offres dédiées aux indépendants ne cessent d’évoluer ces dernières années ! De nouvelles offres aux avantages intéressants arrivent sur le marché et il serait dommage de s’en priver… Mais pour changer de compte pro, commencez par clôturer le compte que vous possédez actuellement 😉.

Fermer son ancien compte professionnel

Si vous avez décidé de changer de compte pro, il va falloir passer par une fermeture de votre compte déjà existant… Le fait d’y penser vous donne déjà une angoisse administrative ? Pas de panique, c’est en réalité très simple !

 

Pour fermer votre ancien compte, vous devez rédiger une lettre de clôture de compte en banque. On trouve de nombreux modèles sur Internet. Ce courrier doit être envoyé à votre ancienne banque par lettre recommandée avec accusé de réception. Votre banque fermera votre compte dans un délai de 10 jours à compter de la réception de votre courrier.

 

C’est votre nouvelle banque qui se charge en principe de faire transiter tous vos prélèvements récurrents vers votre nouveau compte. Elle doit ainsi prévenir les organismes concernés de vos nouvelles coordonnées bancaires (URSSAF, EDF…).

 

Quelques précautions à prendre pour que la transition s'effectue en toute sérénité :

  • Si vous devez de l’argent à votre ancienne banque : payez vos dettes car fermer votre compte ne permettra pas de passer outre !
  • Attention, certaines banques facturent la fermeture de votre compte bancaire… Même si c’est une mauvaise surprise, vous ne pourrez pas y échapper. En prévision, laissez un peu d’argent sur votre ancien compte pour payer ces frais. Dans tous les cas, vous récupérerez le solde final.
  • N’oubliez pas de rendre ou de détruire tous vos anciens moyens de paiement (cartes bancaires, chéquiers…).

Pensez à ouvrir le nouveau compte pro avant de fermer l’ancien. La transition de l'ancien au nouveau sera ainsi plus simple à réaliser.

Le guide pour changer de compte pro

Pour être sûr de bien choisir l’offre de compte pro qui correspondra aux besoins de votre activité, voici les critères les plus importants à regarder avant de choisir un compte pro. Suivez le guide !

Les formes juridiques 

C’est l’un des premiers éléments à vérifier pour choisir votre compte pro. Certaines offres ne sont réservées qu’à certaines structures juridiques

Si vous êtes sous le régime de la microentreprise (ex auto-entreprise) et que vous voulez ouvrir un compte courant dans une banque, c’est théoriquement possible. Pour autant, de nombreuses banques refusent les ouvertures de compte courant pour micro-entrepreneurs… La banque pourra donc non-seulement vous refuser l’ouverture d’un compte, mais aussi fermer votre compte sans préavis.


Aussi, n’hésitez pas à vérifier que la banque acceptera la forme juridique de votre entreprise avant de souscrire. 

Les prélèvements SEPA

Votre compte professionnel doit vous permettre de mettre en place des prélèvements car c’est un moyen de paiement dont vous aurez besoin pour votre activité ! L’instauration de la norme SEPA a permis de simplifier le système des paiements à l’international entre pays de la zone SEPA (34 au total).

Lorsque vous autorisez un prélèvement, vous donnez à votre créancier le droit de débiter votre compte bancaire. À la différence du virement, c’est le créancier qui demande le prélèvement mais cela ne marche que si le débiteur a donné son accord au préalable. Cet accord se formalise par une autorisation de prélèvement SEPA qui doit respecter un certain nombre de mentions obligatoires. Elle doit notamment comporter un RUM (référence unique de mandat), l’ICS (identifiant du créancier SEPA) ou encore les coordonnées du débiteur et du créancier.

Il existe 2 grands types de prélèvements :

  • Les prélèvements automatiques SEPA qui passent le plus souvent par un mandat SEPA ;
  • Les prélèvements ponctuels SEPA qui sont effectués le plus souvent au moyen d’un TIP SEPA.

Le mandat de prélèvement SEPA est le plus courant. Il peut être :

  • Un SEPA B2C ou SEPA core qui concerne les transferts d’argent entre particuliers ou entre un particulier et une entreprise ;
  • Un SEPA B2C ou SEPA interentreprises qui doit être utilisé dès que l’on réalise un transfert d’argent entre deux entreprises.

Ce SEPA interentreprises est très important dans votre activité d’indépendant. C’est grâce à lui que vous pourrez payer vos cotisations sociales ou encore vos impôts. Il vous permettra surtout de ne plus jamais oublier une échéance et de vous assurer de payer en temps et en heure ! Sachez que c’est aussi une solution sécurisée et reconnue pour payer vos créances.


L’IBAN de votre compte pro

Le code IBAN est l’identifiant de votre compte bancaire. Il est défini par une norme internationale. En France, il comporte 27 caractères. Il est composé ainsi :

  • 2 premiers chiffres : code du pays ;
  • 2 chiffres suivants : clé de contrôle associée à votre compte ;
  • 23 derniers chiffres : votre RIB.

L’IBAN est indispensable dans la gestion quotidienne de votre entreprise car c’est grâce à lui que vous vous faites payer par vos clients, par exemple, ou que vous émettez des virements à vos prestataires. Votre banque vous le remet quand vous ouvrez un compte. Vous en aurez besoin pour :

  • Faire des virements ;
  • Émettre des prélèvements.

Un IBAN français, pourquoi est-ce important ? Un IBAN français vous sera utile au moment de payer vos cotisations sociales à l’URSSAF. Si vous n’en avez pas, vous risquez le rejet de vos prélèvements… Regardez bien si votre compte pro vous offre cette possibilité !

Les cartes de paiement

Le compte pro est souvent assorti de nombreuses cartes de paiement professionnelles. Celles-ci vous promettent des assurances et des services que vous n’aurez pas avec une carte classique.

De façon générale, la carte affaires est liée à votre compte pro. Elle vous permet de payer vos déplacements professionnels sans avancer les frais. Elle facilite aussi la gestion de vos notes de frais en automatisant leur gestion.

Quels sont vos autres choix en matière de cartes pro ?

  • La e-carte bleue : cette carte de paiement virtuelle est conçue pour protéger davantage vos achats sur Internet. Elle évite ainsi de diffuser vos coordonnées bancaires sur le net grâce à un numéro de carte éphémère.
  • La carte visa affaires : cette carte vous permet de régler vos dépenses pro. Elle vous fait également bénéficier d’avantages spécifiques comme des assurances pro ou des plafonds de paiement et de retrait plus élevés.

Les avantages offerts par la carte de votre compte pro varient beaucoup selon les offres. À regarder attentivement avant de souscrire !

L’encaissement des chèques

Si vous acceptez les paiements par chèque, vous devrez vérifier que votre compte pro rend possible leur encaissement ! Ce n’est parfois pas le cas dans certaines néobanques. 

Si vous avez la chance d’avoir une néobanque comme Blank, alors vous pouvez encaisser vos chèques pro en :

  • Les scannant directement via l’application.
  • Les envoyant par la Poste à l’adresse indiquée dans l’application.

Certaines banques en ligne ont des accords avec des banques traditionnelles et vous permettent de faire des dépôts de chèques dans les antennes physiques de leur réseau. Pour le reste, toutes les précautions valables pour encaisser un chèque classique restent de mise. Pensez notamment à endosser votre chèque pro, c’est-à-dire à inscrire votre numéro de compte au dos du chèque et à le signer.

 

Chez Blank, nous savons que le chèque est un moyen de paiement important pour vous, notamment dans le cadre d’une activité artisanale. Soyez donc rassuré, vous pourrez les déposer sans souci.

Le découvert autorisé

L’autorisation de découvert peut également être un point d’attention si votre activité est soumise à des fluctuations importantes. Sachez que pour les néobanques, vous n’avez en général pas de découvert autorisé. Ceci représente un avantage important : vous ne dépensez pas au-delà de ce que vous détenez réellement et vous vous assurez une trésorerie stable. Finies les mauvaises surprises !

Chez Blank, afin de palier les problèmes de retard de paiement (car nous savons que vous devez souvent y faire face 😉), nous proposerons une solution d’affacturage très prochainement, qui vous permettra de recouvrer vos créances le temps que celles-ci vous soient payées !

Les virements

À l’inverse du prélèvement, le virement est un transfert d’argent effectué à l’initiative du débiteur. Pour réaliser un virement, vous devez posséder l’IBAN et le code BIC du bénéficiaire. Il existe deux grands types de virements : 

  • Les virements SEPA devant être obligatoirement libellés en euros ;
  • Les virements SWIFT qui peuvent être effectués en devise étrangère.

Toutes les banques vous offriront la possibilité de réaliser des virements SEPA mais ce n’est pas toujours vrai pour les virements SWIFT. 

L’intérêt du virement ? Extrêmement simple à mettre en place, il est ponctuel et il n’est pas possible de le contester une fois réalisé. Bref, c’est un moyen parfait pour se faire payer en temps voulu, et éviter les impayés 😉 !

Le terminal de paiement électronique (TPE)

Le terminal de paiement peut être très utile pour les indépendants qui souhaitent mettre en place les paiements par carte bancaire

En général, les banques traditionnelles vous proposent un terminal de paiement avec votre compte pro. Pour les solutions en ligne, elles passent souvent des partenariats avec des sociétés offrant des services de paiement. 

Si vous avez besoin d’un TPE, vérifiez que la banque que vous avez choisie en propose un et regardez les commissions pratiquées !

Le coût du compte professionnel

Le coût de votre compte pro est évidemment un facteur de choix important car les prix d’un compte pro peuvent varier du simple au double... voire au triple ! Pour vous donner une idée :

  • Dans une banque traditionnelle : environ 30 à 40€ par mois ;
  • Dans une banque en ligne ou une néobanque : entre 0€ et 20€ par mois.

De façon générale, les frais bancaires sont toujours moins élevés en ligne mais il ne faut pas oublier de prendre en compte 2 éléments pour avoir une vision réaliste et globale du coût que vous allez réellement payer par mois :

  • L’abonnement mensuel ou annuel selon les cas ;
  • Les différents frais annexes de certains services bancaires. 

Les frais annexes sont tous les frais qui ne sont pas inclus dans votre abonnement et que vous serez amené à payer en plus selon les services que vous utilisez. Quelques exemples de frais à regarder à la loupe :

  • Le nombre de retraits mensuels (et le prix unitaire de chaque retrait supplémentaire) ;
  • Le nombre de virements et prélèvements mensuels ;
  • Le prix de la carte de paiement ;
  • Le nombre d’encaissement de chèques mensuel ;
  • Les commissions appliquées aux transactions internationales

Ce sont souvent des petits montants mais restez vigilant lorsque vous choisissez votre banque ou néobanque pour veiller à ce que l’accumulation de ces petits frais ne fasse pas dangereusement grimper la note !

Si vous choisissez une offre adaptée à vos besoins, vous n’aurez pas de mauvaises surprises en fin de mois. Par exemple, si vous faites beaucoup de retraits au distributeur, vérifiez que les frais liés à cette opération ne sont pas trop élevés. À vous de bien analyser les offres et de privilégier celles transparentes et, surtout, sans frais cachés !


La gestion quotidienne de votre compte pro

Votre quotidien d’entrepreneur vous impose un rythme soutenu ! C’est pour cette raison que votre allié bancaire doit vous faciliter la vie au quotidien.

La simplicité d’ouverture du compte pro est un premier critère de vigilance : elle doit être rapide afin de commencer à utiliser votre compte le plus tôt possible. C’est le cas notamment dans les néobanques pour lesquelles l’ouverture de compte se fait en quelques minutes et nécessite moins de documents justificatifs que dans les banques traditionnelles. 

Aussi, regardez si la gestion quotidienne de votre compte en banque est simple : 

  • Existe-t-il une application mobile intuitive avec laquelle vous pouvez réaliser des virements en quelques clics ? 
  • Est-ce que les plages horaires du service client sont suffisamment larges pour résoudre un problème en temps voulu ? 
  • Pour le service client, avez-vous besoin d’un conseiller physique et de rendez-vous ponctuels en agence ?

Les services annexes au compte pro

Les assurances

Une banque peut vous proposer des assurances liées à votre compte pro. Elles permettent de couvrir certains risques liés à votre activité professionnelle, par exemple : 

  • Les risques liés à vos déplacements professionnels ;
  • Les pannes de matériels indispensables à votre activité (comme votre smartphone). 
  • Les frais d’éventuelles poursuites judiciaires ;
  • Une hospitalisation imprévue, etc.

Chez Blank, nous proposons des assurances inédites sur le marché, notamment : 

  • Une double garantie sur la livraison et la conformité de votre matériel ;
  • Un doublement des garanties constructeur ;
  • Une garantie en cas d’hospitalisation jusqu’à 70 jours ;
  • Une assistance juridique et comptable disponible 5j/7 via un numéro de téléphone dédié.

Les prêts et solutions d’épargne

Un compte pro vous permet d’accéder à des services spécialement conçus pour les entreprises comme des solutions de financement. C’est intéressant si vous envisagez de souscrire un prêt pour développer votre entreprise car vous pourrez bénéficier de conditions avantageuses. 

Des solutions d’épargne peuvent aussi vous être proposées comme un Livret pro. Notons tout de même qu’il est assez rare pour les offres actuellement sur le marché. En tout état de cause, pour les indépendants, ce n’est sans doute pas le critère de sélection qui primera !


Récapitulatif des critères de sélection du compte pro

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