Créer son entreprise

Le guide complet pour créer son entreprise

Vous avez le projet de créer votre entreprise et vous voulez savoir comment vous y prendre et par où commencer ? Suivez le guide

Julie Merrer
Publié le
13/10/20

Pour aller droit à l'essentiel

Les étapes à réaliser en amont de la création de son entreprise

La phase de préparation est aussi importante que la création de votre entreprise en elle-même. Cette étape est cruciale car elle conditionne l’ensemble du futur de votre activité. La longueur des procédures est variable en fonction de la complexité du statut choisi. Quelques jours ou quelques mois sont souvent nécessaires pour affiner votre projet entrepreneurial. Quoi qu’il en soit, entreprendre ne s’improvise pas. Nous allons donc examiner ici toutes les étapes à réaliser avant de vous lancer.

Définir son projet

Une idée, même excellente, ne suffit pas à monter un projet. La préparation de votre projet vous permettra de déterminer si celui-ci est viable et dans quelles conditions vous pourrez voir grandir votre business. Chaque entrepreneur doit prendre le temps de se poser les bonnes questions afin d'affiner son projet. Ces quelques questions vous aideront à avancer :

  • Qu'est-ce que je souhaite vendre et pourquoi ?
  • Quelle est ma cible ?
  • Quels sont les moyens financiers et humains nécessaires pour concrétiser mon projet ?
  • Quels sont mes objectifs à court, moyen et long terme ?
  • Comment puis-je m'y prendre pour faire connaître mon projet et développer une clientèle ?
  • Quel est mon tunnel de conversion ? Quel est le parcours d'achat de mes futurs clients ?

Cet exercice est délicat. Il est peu probable que vous soyez en capacité de donner une réponse claire et précise à chacun de ces points. C’est normal 😉, vous n’êtes qu’au début du projet. La réalisation d’une étude de marché et d’un business-plan vous aideront à y voir plus clair.

Les acteurs de la création d’entreprise

Entreprendre, même à titre individuel, est souvent une aventure collective. N’hésitez pas à vous entourer d’entrepreneurs chevronnés et à vous appuyer sur des structures d’aides à la création d’entreprises afin de mûrir votre projet. À ce titre, vous pouvez vous appuyer sur le soutien de différentes structures.

Les incubateurs

Ces structures sont notamment spécialisées dans l’accompagnement des startups. Des professionnels de l’entreprenariat vous accompagnent dans le choix de votre business model. Vous intégrez un écosystème innovant, bénéficiez de conseils avisés et rencontrez de potentiels investisseurs.

Il y a une différence entre incubateur et pépinière d’entreprise. Une pépinière propose un service d’accompagnement aux entrepreneurs ayant déjà créé leur entreprise. 

Le pôle création d’entreprise de la chambre du commerce et de l’industrie (CCI)

La CCI offre un accompagnement sur-mesure à tous les porteurs de projet qui le souhaitent. Vous bénéficiez de conseils en matière de financement ainsi qu’un accès à un catalogue de formations pour renforcer vos compétences de futur chef d’entreprise. 

L’expert-comptable 

Ce professionnel des chiffres vous aidera notamment à établir votre prévisionnel et à présenter correctement votre business-plan. 

Les autres entrepreneurs 

Rencontrez des entrepreneurs qui ont lancé un business similaire au vôtre. Ces échanges sont riches en enseignements. Apprendre des erreurs et des réussites des autres est le moyen le plus efficace de gagner du temps. 

Nombreux sont les entrepreneurs, notamment de la French Tech, qui partagent les coulisses de leur projet à travers des podcasts ou des ouvrages. Servez-vous de ces ressources pour vous imprégner de leur expérience.

Faire une étude de marché

Votre projet commence à prendre forme ? Bravo ! Mais vous n'êtes encore qu'au début de l'aventure. Il faut maintenant procéder à l'étude de marché pour vous assurer que votre projet est commercialement viable. Cette étape est essentielle pour créer votre entreprise.

Il serait dommage de se rendre compte, après coup, que son marché est en déclin ou concurrencé par de nombreuses entreprises. L'étude de marché vous permet de comprendre l'environnement dans lequel votre activité va évoluer.

Identifier et comprendre sa cible

Quand on vend tout à tout le monde, on ne vend rien à personne : tel est le principe qui devra guider votre étude de marché. Ne tombez pas dans l'écueil de vouloir toucher une cible trop large.

Tout le monde ne sera pas intéressé par votre offre. Alors autant prendre le temps de s'intéresser à ceux qui le seront afin de leur proposer le meilleur produit ou service possible. Pour cela, il est nécessaire d'identifier le profil de vos futurs clients. Posez-vous alors les questions suivantes :

  • Quelles sont leurs habitudes de consommation ? À quelles occasions consomment-ils le produit ou le service que je vais leur proposer ?
  • Quelles sont leurs problématiques ? Quels sont leurs besoins ? 
  • Comment mon produit ou service répond-t-il à leur besoin ?
  • Quels sont leurs critères de décision ? Quel est l’élément qui fera valider la transaction ?

Les enquêtes disponibles sur le site de l'INSEE et les rapports réalisés par des cabinets spécialisés peuvent également vous apporter des éléments de réponse

Identifier ses concurrents

Identifier ses concurrents est indispensable pour bien cerner son marché. À cet égard, il est utile de se poser les questions suivantes :

  • Mon marché est-il concurrentiel ?
  • Qui sont mes concurrents ?
  • Quel est leur positionnement ?
  • Quel est leur chiffre d'affaires ?
  • Quel est leur tunnel de conversion ?

Comprendre son marché

Vous devez être en mesure de répondre à ces questions : 

  • Mon marché est-il soumis à des législations spécifiques ?
  • Mon marché est-il dynamique ?
  • Quelles sont les difficultés liées à mon marché ?

L’ensemble des données recueillies devra ensuite être synthétisé dans un rapport faisant apparaître les risques et les opportunités du secteur. Pour cela, n’hésitez pas à faire appel à un expert qui saura mettre les formes adéquates à ce rapport. Il pourra vous être nécessaire dans le cadre de la création d’une société par exemple.

Faire un business plan

Le business plan permet notamment de convaincre vos futurs partenaires et investisseurs. Votre document doit être clair et concis. Le lecteur doit d'emblée comprendre :

  • La nature de votre projet ;
  • Votre positionnement sur le marché ;
  • L'état d'avancement du projet ;
  • Vos apports (si vous avez eu à en faire) ;
  • Vos prévisions financières sur les mois et années suivantes ;
  • Votre stratégie marketing.

Le business plan de votre future entreprise vous aidera notamment à déterminer des éléments de structure pour le futur. Par exemple, vous pourrez déterminer si votre activité relève du régime des BIC ou des BNC.

La partie relative aux prévisions financières est celle qui intéresse le plus vos lecteurs. Alors n’oubliez pas de détailler son contenu et d’ajouter des tableaux prévisionnels. Vous devez être totalement transparent sur le financement de vos différents investissements et charges (coût de fonctionnement, taxes, charges sociales..), sur les bénéfices que vous anticipez de dégager et sur la gestion de votre budget au quotidien.

Intégrer votre étude de marché à votre business plan prouvera que vous avez bien évalué les opportunités et les risques de votre future activité.

Bien s'entourer

Ce n’est pas parce que vous avez choisi de vous lancer dans l’entrepreneuriat que vous devez travailler seul sur tous les sujets liés à votre activité 😉. Faites vous aider !

Pour alléger votre charge mentale, évitez de vouloir tout gérer. Vous pouvez déléguer certaines tâches à des personnes plus expertes que vous sur certains sujets.

N’hésitez pas aussi de rejoindre des communautés d’entrepreneurs sur internet. Vous y trouverez au quotidien des conseils et astuces pouvant vous permettre de mieux gérer votre activité. Enfin, pour la gestion quotidienne de votre activité, faites vous aider par des structures expertes comme Blank. Grâce à l’application Blank, vous allez trouver toutes les réponses à vos besoins.

Pour la gestion de votre comptabilité, vous avez aussi à votre disposition des outils d’expertise comptable. Des outils comme Ça compte pour moi vous permettent de piloter les finances de votre entreprise.

Étudier les possibilités de financement de votre entreprise

À ce stade, votre projet de création d'entreprise est mûrement réfléchi. Vous avez une idée beaucoup plus précise de ce que vous souhaitez accomplir. Il faut maintenant étudier les possibilités de financement de votre projet.

L'apport personnel

Vous êtes en capacité de financer votre projet grâce à un apport personnel ? C'est une bonne nouvelle : vous vous épargnez beaucoup de difficultés.

Attention toutefois à ne pas sous-évaluer les charges nécessaires au lancement de votre activité. Un coup d'œil à votre business plan vous permettra d'y voir plus clair.

Le prêt bancaire

Déposer un dossier de prêt à la création d’entreprise est le réflexe de la plupart des entrepreneurs en quête d’un financement pour lancer leur entreprise.

Obtenir un crédit n’est pas toujours aisé. Les institutions bancaires sont souvent réticentes à accorder un prêt bancaire pour financer le développement d'une nouvelle entreprise. C'est là qu'intervient votre business-plan. Il constitue le gage de votre sérieux et de votre crédibilité auprès de votre banquier. Travaillez votre pitch de présentation de sorte à véhiculer un message porteur et clair auprès de votre banque.

Il se peut qu’elle vous demande des garanties personnelles afin de vous octroyer un prêt. Dans ce cas, vérifiez votre capacité de financement. En effet, le créancier pourrait directement vous solliciter en cas de défaillance de votre future entreprise.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un prêt sans intérêt ni garantie octroyé par le réseau Initiative France et Réseau Entreprendre. Vous vous engagez à le rembourser “sur l’honneur”, et cela, même si votre entreprise n’est pas en capacité de la faire. Son montant varie entre 2 000€ et 50 000€ en fonction de votre projet de création ou reprise d’entreprise. 

Pour en bénéficier, il vous suffit d’adresser votre demande à Initiative France ou Réseau Entreprendre. Cette demande sera examinée par un comité d’experts qui décidera de vous accorder, ou non, le prêt.  

Le financement participatif

Le financement participatif, ou crowdfunding, est une solution alternative de financement très efficace. 

Il existe de nombreuses plateformes de crowdfunding, comme Ulule ou Kisskissbankbank, qui mettent en relation porteurs de projet et donateurs. En prime, votre projet bénéficie d'une meilleure visibilité grâce au rayonnement de ces plateformes qui comptabilisent plusieurs centaines de milliers de visiteurs mensuels.

Cette stratégie est encore plus efficace si vous jouez le jeu de la communication 😉. N'hésitez pas à partager votre projet sur les réseaux sociaux. Parlez-en autour de vous ! Bref, soyez visible. Vous pouvez par exemple miser sur le storytelling en créant une courte vidéo. L'idée est de créer de l’engouement autour de votre projet afin d'atteindre votre objectif de financement et de créer votre première base de clients.

La levée de fonds

La levée de fonds consiste à ouvrir le capital social de son entreprise à des investisseurs. En d'autres termes, vous émettez des titres de votre société (parts sociales ou actions selon la forme juridique) que vous vendez aux investisseurs. Il vous faudra alors convaincre un fonds d'investissement ou un business angel d'investir dans votre projet. Encore une fois, votre business plan et votre plus beau speech seront vos meilleures armes.

Un business angel est un individu qui investit dans le capital d'une société. Un fonds d'investissement est un organisme dont l'objet est d'investir dans le capital d'une société.

Quitter son CDI pour créer une entreprise

Lancer votre activité avant de rompre votre contrat de travail

Vous avez déjà réfléchi à tous les éléments de l’activité que vous voulez lancer. Cependant, vous êtes dubitatif sur le fait de lancer votre activité alors que vous êtes toujours salarié(e).

Sachez que vous pouvez bel et bien lancer votre activité entrepreneuriale tout en étant en CDI. Cependant, en tant que salarié(e), vous devez respecter certaines obligations vis-à-vis de votre employeur

  • Obligation de loyauté : vous ne devez pas commettre des agissements susceptibles de porter préjudice à votre employeur ;
  • Clause d’exclusivité : l'intégralité de votre temps de travail doit être dédié à votre employeur. Cette clause doit être prévue par votre contrat de travail ;
  • Obligation d’informer en cas de concurrence : en tant qu’indépendant(e), vous pouvez exercer dans le même secteur que votre employeur. Cependant, vous devez le tenir informé de vos activités au cas où vous risquiez de le concurrencer.

Pour lancer votre activité dans les meilleures conditions, sachez qu’en tant que salarié, il est possible de poser des congés pour création d’entreprise, à condition d'avoir 24 mois d’ancienneté au sein de l’entreprise qui vous emploie, sauf accord collectif particulier. 

Les indemnités de rupture de contrat

Allocations chômage

Que vous ayez démissionné pour la création ou la reprise d'entreprise ou rompu votre contrat de travail (à l’amiable), vous avez droit aux allocations chômage. Pour cela, vous devez travailler au moins 5 ans de manière continue et être inscrit au Pôle emploi.

Avant de démissionner, veillez à demander un conseil en évolution professionnelle (CEP). Cela vous permet d’être informé sur votre situation professionnelle et sur les aides et indemnités auxquelles vous pouvez bénéficier.

Les indemnités suite à une démission

En cas de démission, vous n'avez pas de droits aux indemnités au titre de la rupture. Si vos congés n’ont pas été payés, vous pouvez bénéficier de l’indemnité compensatrice de congés payés ;

Les indemnités de rupture conventionnelle  

La rupture conventionnelle vous permet de convenir avec votre employeur des conditions de la rupture du contrat de travail. Votre employeur peut décider de vous octroyer ou non des indemnités.

Les aides à la création d'entreprise

Il existe différentes aides pour les créateurs d’entreprise. Ces aides seront une bonne rampe de lancement pour démarrer. Si la subvention de création d’entreprise la plus connue est l’allègement fiscal offert par le dispositif ACRE, sachez que plusieurs soutiens financiers ont été mis en place pour permettre aux Français de se lancer durablement dans l’aventure entrepreneuriale : maintien de l’ARE ou du RSA, ARCE, prime d’activité pour indépendants et dispositif NACRE. Zoom sur les aides à disposition des entrepreneurs.

L’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (ACRE)

L'ACRE (ex ACCRE) est une aide précieuse pour l'entrepreneur en début d'activité. Elle permet une exonération des charges sociales de 50% pendant un an. Pour prétendre à cette aide, vous devez remplir au moins l'un des critères suivants :

  • Être demandeur d’emploi indemnisé ;
  • Être inscrit à Pôle Emploi depuis plus de 6 mois sans indemnisation ;
  • Être bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active (RSA) ou de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ;
  • Être bénéficiaire de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) ;
  • Être un jeune entrepreneur, entre 18 et 25 ans ;
  • Être un entrepreneur de moins de 29 ans en situation de handicap ;
  • Créer ou reprendre une entreprise en zone urbaine sensible.

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE)

Saviez-vous qu'il était possible de cumuler les allocations chômage à son activité d'indépendant ? Cette aide est bien entendu soumise à condition. Pour bénéficier de l'ARE en tant qu'indépendant, vous devez cocher les conditions suivantes :

  • Être inscrit comme demandeur d'emploi auprès de Pôle Emploi ;
  • Avoir travaillé au moins 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois, à la date de fin de votre contrat de travail.

Il vous faudra ensuite vous actualiser auprès de Pôle Emploi à chaque fin de mois, c'est-à-dire faire parvenir vos revenus mensuels.

L'aide à la reprise et à la création d'entreprise (ARCE)

Il est possible de remplacer vos allocations d'aide à l'emploi (ARE) par l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE). Dans ce cas, vos allocations chômage sont versées en une seule fois, sous forme de capital. Cette aide est soumise aux conditions suivantes :

  • Être en droit de bénéficier de l'ARE ;
  • Avoir créé ou repris une entreprise après la date de fin de son contrat de travail.

La prime d’activité d’indépendant versée par la caisse d’allocation familiale (CAF)

Vous pouvez bénéficier de la prime d'activité en tant qu’indépendant sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité. 

En effet, vous devez remplir l’ensemble des critères suivants :

  • Avoir plus de 18 ans ; 
  • Être de nationalité française, ou être ressortissant de l’Espace Économique Européen, de Suisse ou être en situation régulière en France ;
  • Résider en France ;

Quant à votre revenu mensuel, il doit être inférieur ou égal à :

  • 1 787€ pour une personne seule ;
  • 2 794€ pour un couple sans enfant dans lequel un seul travaille ;
  • 3 754€ pour un couple avec deux enfants dont les deux parents travaillent ;
  • 3 342€ pour un couple avec deux enfants et un seul salaire.

Nous avons consacré un article à la prime d’activité d’indépendant pour tout vous expliquer sur cette aide. 

Le dispositif NACRE

Le dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) dispositif accompagne les entrepreneurs en situation de création ou de reprise d'entreprise pour une durée de 3 ans. Il vous offre la possibilité de contracter un prêt à taux zéro d'un montant compris entre 1 000€ et 8 000€ remboursable sur 5 ans maximum. Pour y prétendre, vous devez remplir l'une des conditions suivantes :

  • Être demandeur d’emploi déjà bénéficiaire de l’ARE ;
  • Être une personne âgée de 18 à 25 ans ;
  • Être une personne âgée de 29 ans maximum qui ne touche pas d’allocations chômage ou reconnue handicapée ;
  • Être un créateur d’entreprise bénéficiaire du RSA, de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) ou de l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente) ;
  • Être un demandeur d’emploi non indemnisé inscrit depuis plus de 6 mois sur la liste des demandeurs d’emploi ;
  • Être une personne de 50 ans ou plus inscrite sur la liste Pôle Emploi ;
  • Avoir créé une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • Être une personne sans emploi titulaire d’un contrat d’appui au projet d'entreprise (Cape) ;
  • Être un salarié repreneur de son entreprise en redressement ou liquidation judiciaire.

Ce prêt doit obligatoirement être couplé à un prêt bancaire.

Choisir son statut juridique

Les choses se concrétisent. Vous n'êtes plus qu'à quelques étapes de la création de votre entreprise ! Il vous faut maintenant choisir votre statut juridique.

Cette tâche peut s'avérer complexe mais n’en demeure pas moins primordiale pour le futur de votre activité. En effet, chaque statut implique son lot de spécificités, d'avantages et inconvénients.

Il est important d'être en mesure de déterminer lequel correspond le mieux à vos besoins et à votre activité : SASU ou micro entreprise ? Création d'une SARL ou d'une SAS ? EIRL ou EURL ? Ce choix dépend de plusieurs critères aussi précis que la viabilité de votre projet, l’optimisation de votre situation fiscale, la protection de votre patrimoine personnel, le maintien de vos allocations chômage ou encore l’éventualité de vous associer.

N'hésitez pas à vous faire accompagner dans cette démarche. Experts-comptables, incubateurs, avocats, juristes du pôle création d'entreprise de la chambre du commerce et de l'industrie (CCI) ou de la BPI France... Nombreux sont les experts qui pourront vous aiguiller dans le choix de votre statut.

Créer une entreprise individuelle

La création d'une entreprise individuelle peut être une alternative intéressante si vous souhaitez exercer votre activité seul.

Les formalités de création sont simples : il vous suffit de remplir le formulaire P0 et de réunir l’ensemble des pièces justificatives (copie de la pièce d’identité, déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation, justificatif de domiciliation…). En outre, cette forme juridique ne requiert pas de dépôt de capital.

Au niveau fiscal, vous êtes imposé sur vos bénéfices. Vous pouvez déduire vos charges professionnelles de votre résultat imposable.

Au niveau social, vos cotisations sociales sont calculées à partir de votre bénéfice. 

Enfin, vous devez respecter un certain nombre d’obligations comptables : la tenue d’une comptabilité, la tenue des livres comptables et l’établissement des comptes annuels.

L’option pour le régime de la micro entreprise

En tant qu’entrepreneur individuel, vous pouvez bénéficier du régime de la micro entreprise. Vos obligations comptables et administratives sont allégées. De plus, vous profitez du régime micro social et micro social. 

Vous êtes alors imposé sur votre chiffre d’affaires qui fait l’objet d’un abattement forfaitaire à hauteur de :

  • 71% du chiffre d'affaires pour les activités d'achat-revente et les activités de fourniture de logement ;
  • 50% du chiffre d'affaires pour les autres activités relevant des BIC ;
  • 34% du chiffre d'affaires pour les BNC.

Toutefois, vous ne pouvez plus déduire vos charges professionnelles de votre assiette imposable.

Vos cotisations sociales sont prélevées sur votre chiffre d’affaires selon un taux qui varie en fonction de votre activité, à savoir :

  • 12,8% pour les activités de vente de marchandises ;
  • 22% pour les prestations de services commerciales et artisanales ;
  • 22% pour les activités libérales.

L’option pour l’EIRL

L’entrepreneur individuel qui n’a pas opté pour la création d'une EIRL a une responsabilité illimitée à l’égard de ses créanciers professionnels. Autrement dit, ses créanciers professionnels, comme ses fournisseurs par exemple, ont la possibilité de saisir ses biens personnels, à l’exception de sa résidence principale. L’option pour l’EIRL permet d’effectuer une déclaration d’affectation du patrimoine dans le but de dédier certains biens à son activité professionnelle. Dès lors, seuls les biens inclus dans la déclaration d’affectation peuvent être saisis en cas de difficulté. Son patrimoine personnel est à l’abris.

Créer une société seul

Vous pouvez également opter pour la création d'une société unipersonnelle dans le cadre d'une activité exercée à titre individuel. Contrairement à l'entreprise qui forme une seule et même personne avec l'entrepreneur (une personne physique donc), la société implique de créer une entité destinée à votre entreprise. Cette entité est appelée une personne morale. Il existe deux formes de sociétés unipersonnelles :

  • La société par actions simplifiée unipersonnelle, aussi appelée SASU ;
  • L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, aussi appelée EURL.

Ces structures vous permettent de bénéficier d'une responsabilité limitée à hauteur de vos apports. Votre patrimoine personnel n'est pas confondu avec le patrimoine de votre entreprise. En clair, vos créanciers ne pourront pas saisir vos biens personnels si votre société ne régularise pas ses dettes.

Toutefois, la création d'une entreprise individuelle vous soumet à des obligations comptables plus importantes. Les démarches pour créer une société unipersonnelle sont également plus complexes.

Au niveau fiscal, la SASU est imposée au titre de l’impôt sur les sociétés. Le taux d’imposition varie en fonction du chiffre d’affaires de la société et du montant de ses bénéfices. Il est possible d’opter pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions. La création d'une EURL fait l’objet d’une imposition à l’impôt sur le revenu lorsque l’associé-unique est une personne physique, et à l’impôt sur les sociétés lorsque l’associé-unique est une personne morale (une société par exemple).

Au niveau social, en tant que président d’une SASU, vous êtes assimilé-salarié. Dès lors, vous êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale. En tant que gérant de l’EURL, vous avez le statut de travailleur non-salarié (TNS). Vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des indépendants (ex RSI), qui a fusionné au régime général de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2020.

Créer une société avec des associés

Vous souhaitez développer votre projet en collaboration avec un ou plusieurs associés ? Il vous faudra alors créer une société. Les formes de société les plus courantes sont :

  • La société à responsabilité limitée, appelée SARL ;
  • La société par actions simplifiée, appelée SAS.

À l'instar de la société unipersonnelle, votre responsabilité est limitée à hauteur de vos apports. Les critères à prendre en compte pour choisir l'une ou l'autre des sociétés sont donc davantage d'ordre fiscal et social.

En effet, la SAS et la SARL sont assujetties à l’impôt sur les sociétés. Ces deux formes juridiques permettent d’opter pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions. Cette option est limitée à 5 exercices comptables au maximum, sauf pour la SARL de famille. Dans ce cas, l’option pour l’impôt sur le revenu n’est pas limitée.

Une SARL de famille est une SARL qui réunit des associés appartenant à une même famille. Ils doivent être parents en ligne directe (enfants, parents, grands-parents...), conjoints mariés ou unis par un PACS, ou alors frères et sœurs. 

Au niveau social, le président de la SAS est un assimilé-salarié. Il est rattaché au régime général de la Sécurité sociale.

Le régime social du gérant d’une SARL dépend du nombre de parts sociales qu’il détient dans la société. 

  • Si le gérant de la SARL est majoritaire, c’est-à-dire qu’il détient plus de la moitié des parts dans le capital social de la société, il est travailleur non-salarié (TNS). Dès lors, il est affilié à la sécurité sociale des indépendants (SSI), qui a intégré le régime général de la Sécurité sociale.
  • Si le gérant de la SARL est minoritaire ou égalitaire, c’est-à-dire qu’il détient moins de la moitié, ou la moitié des parts dans le capital social, il est assimilé-salarié et affilié au régime général de la sécurité sociale. 

Vous souhaitez racheter l’ensemble des parts sociales de votre l’entreprise à vos associés ? Sachez qu’il est tout à fait possible de transformer une SARL en EURL.

Pour choisir quelle structure juridique est la plus pertinente en fonction de votre situation et de votre projet, il peut être utile de faire appel aux conseils avisés d’un expert-comptable. 

Je suis freelance : quel statut juridique choisir ?

Vous devez choisir un statut juridique pour exercer en tant que freelance. Le freelance est un travailleur indépendant qui travaille seul : il a donc le choix entre l’entreprise individuelle et la société unipersonnelle (EURL et SASU).

Chacune de ses formes juridiques a son lot d’avantages et d’inconvénients. À vous de déterminer celle qui correspond le mieux à votre projet.

Si vous débutez votre activité et que vous êtes à la recherche de simplicité, vous pouvez considérer de créer une entreprise individuelle tout en optant pour le régime de la micro entreprise. 

Si votre activité est développée et que vous souhaitez protéger votre patrimoine personnel, il peut être intéressant de créer une entreprise individuelle avec option pour l’EIRL.

Si vous n’excluez pas de vous associer dans le futur, pourquoi ne pas considérer la création d'une SASU ou d'une EURL ? Ces formes juridiques peuvent facilement être transformées en SAS ou SARL.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter notre article dédié aux statuts adaptés à une activité en freelance. 

Je suis artisan : quel statut juridique choisir ?

Il n’existe pas à proprement parler de statut artisan : le professionnel qui exerce une activité de fabrication, de réparation ou de transformation relevant de l’artisanat a donc le choix entre plusieurs statuts juridiques au moment de la création de son entreprise.

Avant de choisir votre statut, vous devez être reconnu comme artisan. Pour cela, vous devez satisfaire l’une des conditions suivantes :

  • Être titulaire d’un CAP ou BEP ;
  • Avoir un titre équivalent validé par le Répertoire National des Certifications Professionnelles ;
  • Avoir une expérience d’au moins 3 ans dans votre métier d’artisan ;
  • Avoir un certificat ou une attestation de capacité professionnelle.

En tant qu’artisan, différents statuts juridiques s’offrent à vous.

  • La création d’une entreprise individuelle (avec option pour EIRL ou pour le régime de la micro entreprise) ; 
  • La création d’une société unipersonnelle (SASU, EURL) ;
  • La création d’une société pluripersonnelle (SAS, SARL).

N’hésitez pas à lire notre article dédié à la création d’entreprise en tant qu’artisan. 

Les étapes administratives et juridiques pour lancer son activité

Parmi les étapes de la création d’entreprise figurent les formalités administratives et juridiques, qui diffèrent en fonction du statut de votre entreprise en devenir.

Pour les entreprises individuelles

Les formalités pour créer une entreprise individuelle sont simplifiées. Il suffit de constituer un dossier complet de création d'entreprise comprenant :

  • le formulaire P0 de création d'entreprise, dûment signé et complété ;
  • une copie de votre carte d'identité ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • un justificatif d'occupation de vos locaux professionnels (quittance, facture) afin de prouver la domiciliation de votre entreprise.

Le dossier doit ensuite être envoyé au centre de formalité des entreprises (CFE) qui correspond à votre activité, à savoir :

  • la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) pour les entreprises artisanales ;
  • la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI) pour les entreprises commerciales.

Pour les sociétés

Étape 1 : Rédiger les statuts de sa société

La rédaction des statuts de la société est une étape essentielle du processus de la création d'entreprise. En effet, les statuts fixent les règles d'organisation et de fonctionnement de votre future société. Des règles aussi importantes que l'étendue des pouvoirs des dirigeants, les modalités de majorités en assemblée et l'encadrement de la transmission des titres sont spécifiées dans les statuts.

Il vous faudra donc aborder la rédaction des statuts avec beaucoup de vigilance et apprécier la portée de chaque clause. N'oubliez pas d’y spécifier les mentions obligatoires suivantes :

  • L'identité de l'associé-unique ;
  • La forme juridique de la société ;
  • La durée de la société ; cela renvoie à la durée pour laquelle la société est constituée. Elle ne peut pas dépasser 99 ans, mais peut être prorogée à expiration de ce délai. 
  • La dénomination sociale ; c’est le nom de la société. La dénomination sociale est librement choisie par les associés. 
  • L’objet social ; il définit l’activité exercée par la société. 
  • Le siège social ;
  • Le montant du capital social.

Vous l'aurez compris : cette démarche demande une certaine aisance juridique. Le recours à un professionnel du droit, comme un expert-comptable ou un avocat, peut s'avérer indispensable pour rédiger ou relire votre projet de statuts. Comptez entre 1 000€ à 5 000€ pour la rédaction complète de vos statuts.

Certains types de sociétés exigent l'ajout de mentions spécifiques. Nous vous conseillons de les traiter avec l’aide de votre expert-comptable.

Étape 2 : Procéder au dépôt de capital

Le capital social est le patrimoine de votre société. Il englobe les apports de tous les associés. Ces apports peuvent être de trois types :

  • Les apports numéraires : somme d'argent, actions d'une société ;
  • Les apports en nature : bien matériel (une voiture, un local, des outils) et bien immatériel (un logiciel, un droit de propriété intellectuelle comme une marque ou un brevet) ;
  • Les apports en industrie : compétence.

L’apport en industrie ne concourent pas directement au capital social mais vous permettra de bénéficier d’action dans la société.

Seuls les apports numéraires font l'objet du dépôt de capital. Ils doivent alors être déposés sur un compte dédié à la société. Ce compte est obligatoirement ouvert auprès d'un dépositaire agréé, à savoir :

  • La caisse des dépôts et consignations (CDC) ;
  • Un notaire ;
  • Une banque ou une néo banque telle que Blank. Dans ce cas, vous aurez à déposer votre capital social en ligne ce qui simplifiera les démarches administratives.

Le dépositaire vous remet ensuite une attestation de dépôt de capital. Ce document est à conserver précieusement. Il vous sera demandé pour l'immatriculation de votre société.

Attention, les règles qui régissent le dépôt en capital varient selon la nature juridique de votre entreprise : 

  • Le dépôt de capital SAS : il doit impérativement être réalisé par les souscripteurs d’actions en amont de la demande d’immatriculation de la Société par Actions Simplifiée. Les fonds sont déposés par le dirigeant sur un compte temporaire.
  • Le dépôt de capital SARL : un cinquième des apports en numéraire sont obligatoirement libérés sur un compte bloqué ouvert au nom de la Société à Responsabilité Limitée dès sa création et le solde dans les 5 années qui suivent. 
  • Le dépôt de capital SASU : l’associé unique procède au versement de la moitié au moins de ses apports en numéraires uniquement, via un compte bloqué créé au nom de la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle.
  • Le dépôt de capital EURL : l’associé unique a la possibilité de verser seulement 20% des apports en numéraire de son Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée sur le compte temporaire dédié à l’opération.

Étape 3 : Choisir la domiciliation de sa société

La domiciliation de votre société est l'adresse du siège social. En d'autres termes, il s'agit de l'adresse fiscale, juridique et administrative de votre société. En règle générale, une société est domiciliée :

  • Dans un local en propre ;
  • Au domicile personnel du dirigeant.

Dans ces deux cas, il vous suffira de fournir un justificatif d’adresse de siège social (bail, taxe foncière…) au moment de l’immatriculation.

Vous pouvez également avoir recours à une société de domiciliation qui vous fournira une adresse administrative en échange d'un abonnement oscillant entre 20€ et 300€ par mois.

Les pépinières d'entreprises proposent également un service de domiciliation pour plusieurs centaines d'euros par mois.

Étape 4 : Publier un avis de constitution au sein d'un journal d'annonces légales (JAL)

L'ensemble des sociétés sont soumises à l'obligation de publier un avis de constitution au sein d'un journal d'annonces légales. Seules les entreprises individuelles (EI, EIRL) en sont dispensées. Cette formalité sert à informer les tiers de la création de votre entreprise. L'annonce doit comporter les éléments suivants :

  • La dénomination sociale de la société ;
  • La forme juridique ;
  • Le montant du capital social ;
  • L’adresse du siège social ;
  • L’objet social ;
  • La durée pour laquelle la société a été constituée ;
  • L'identité et les coordonnées des associés ;
  • L'identité et les coordonnées des personnes pouvant engager la société envers des tiers ;
  • Le greffe du tribunal où la société sera immatriculée.

Pour procéder à la publication de l'annonce, il vous faudra contacter un journal d’annonces légales habilité dans votre département. Ils sont notamment référencés sur le site officiel des annonces légales d'entreprise.

La publication au sein d'un journal d'annonces légales peut se faire directement en ligne. Il vous suffit de :

  • Sélectionner le vôtre ;
  • Choisir et remplir le formulaire adapté à la forme juridique de votre société ;
  • Valider le formulaire et procéder au règlement par carte bancaire.

Vous recevez ensuite votre attestation de parution d'annonce légale. Ce document officiel devra être remis au Centre de Formalités de Entreprises (CFE) au moment du dépôt de votre dossier de création de société.

Le coût moyen de publication d’une annonce légale est d'environ 200€.

Étape 5 : constituer et envoyer le dossier de création au Centre des Formalités des Entreprises (CFE)

Félicitations, vous n'êtes plus qu'à quelques pas de la création de votre société ! Il convient désormais de constituer un dossier complet de création de société.

Pour cela, vous devez compléter le formulaire de création de société correspondant à sa forme juridique. Voici les documents que vous aurez potentiellement à remplir :

Une fois le formulaire complété, il vous faudra rassembler l'ensemble des pièces suivantes :

  • Les statuts de la société ;
  • L'attestation de parution dans un journal d'annonces légales ;
  • L'attestation de dépôt de capital ;
  • La preuve de domiciliation de votre société ;
  • Une déclaration sur l'honneur de non-condamnation du dirigeant ;
  • Une copie de la pièce d’identité recto/verso du dirigeant et des personnes ayant le pouvoir d'engager la société.

Des documents supplémentaires pourront vous être demandés selon la forme juridique ou l'objet de la société. Le dossier complet doit être envoyé au centre des formalités des entreprises correspondant à votre activité. Le dépôt peut se faire par voie postale ou en ligne. 

Si le dirigeant est une personne morale, c’est un extrait d'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés datant de moins de 3 mois qui devra être fourni.

Les CFE compétents en fonction de l’activité de la société 

Le CFE compétent pour traiter votre dossier de création dépend de votre typologie d’activité, à savoir. La Chambre à laquelle vous êtes rattaché diffère également en fonction de cette variable et vous aurez alors à déposer votre dossier en ligne sur des sites différents :

  • Si votre activité est artisanale et compte moins de 11 salariés, vous êtes rattaché à la Chambre des métiers et de l’artisanat. Déposez votre dossier sur cfe-metiers.com ;
  • Si votre activité est artisanale et compte plus de 11 salariés, vous êtes rattaché à la Chambre de commerce et de l’industrie. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr ;
  • Si votre activité est commerciale, vous êtes rattaché à la Chambre de commerce et de l’industrie. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr ;
  • Si votre activité est agricole, vous êtes rattaché à la Chambre d’agriculture. Déposez votre dossier sur guichet-entreprises.fr.

Sachez qu’une société commerciale sera immatriculée au Registre du commerce et des sociétés (RCS) tandis qu’une société dont l’objet est artisanal sera immatriculée au Répertoire des métiers (RPM)

Les documents et informations à conserver après la création de votre entreprise

L’extrait KBIS

Votre extrait Kbis (pour les activités commerciales) ou votre extrait D (pour les activités artisanales) vous sont envoyés au siège social 10 à 15 jours après l'immatriculation. Gardez-les précieusement, un exemplaire vous sera demandé au moment de débloquer les fonds constituant votre capital social. 

Les entrepreneurs individuels exerçant une activité libérale ou intellectuelle ne sont pas immatriculés et n’ont pas d’extrait Kbis. 

Le numéro SIREN et le numéro SIREN 

Chaque entreprise dispose de deux numéros d’identification : le numéro SIREN et le numéro SIRET.

Le numéro SIREN est l’identifiant national d’une entreprise. Il est composé de 9 chiffres.

Le numéro SIRET permet d’identifier géographiquement l’entreprise ainsi que ses éventuels établissements. Il est composé de 14 chiffres :

  • Les 9 premiers chiffres correspondent au numéro SIREN ;
  • Les 5 derniers chiffres correspondent au NIC (Numéro Interne de Classement). 

Ce numéro doit impérativement être mentionné sur tous vos devis et factures. Vous ne pouvez avoir qu’un numéro SIREN, mais vous pouvez disposez de plusieurs numéros SIRET si votre entreprise détient plusieurs établissements. Ces deux numéros figurent sur votre avis de situation au répertoire SIRENE. 

Besoin de conseils personnalisés pour créer votre entreprise en ligne ? 

Chez Blank, nous vous proposons de vous accompagner dans la création de votre entreprise. Nous vous aidons du choix de votre statut juridique à la rédaction de vos statuts en passant par le dépôt de capital social. Des vrais experts-comptables vous accompagnent dans votre projet par téléphone. 

Nous proposons également dans l’offre carte Noire un service d’assistance juridique, fiscale et comptable disponible 5j/7 par téléphone. Nos experts sont là pour répondre à toutes vos questions. Pour les contacter, il vous suffit d'appeler le numéro inscrit au dos de votre carte noire Blank.

Vos questions sur la création d’entreprise

Comment ajouter une activité à ma micro entreprise ?

Il est tout à fait possible pour un micro-entrepreneur (ex auto-entrepreneur) d’ajouter une activité secondaire à son business en développement. Cette opération est généralement sollicitée lorsque l’entreprise diversifie son domaine d’expertise. 

L’ajout d’une activité secondaire peut se faire directement en ligne sur l’un des sites du CFE (Centre de Formalité des Entreprises) :

  • CFE-Métiers
  • Guichet Entreprise
  • CFEnet

Suivant la nature de votre activité principale (commerciale, libérale, artisanale), le formulaire à remplir pour activer votre activité secondaire ne sera pas le même. N’hésitez pas à contacter votre conseiller CFE pour plus d’informations.

Concrètement, créer son entreprise, ça coûte combien ?

Le micro-entrepreneur et l’entrepreneur individuel peuvent créer leur entreprise gratuitement.

Pour créer une société (SASU, SAS, EURL, SARL, etc), il vous faudra débourser entre 265€ et 515€ pour accomplir les formalités de création d'entreprise. À cela s’ajoute le prix de l’accompagnement d’un professionnel pour la rédaction de vos statuts et l’éventuelle évaluation de vos apports en nature par un commissaire aux apports.

N’oubliez pas non plus les frais supplémentaires (création d’un site web, dépôt d’une marque auprès de l’INPI, accompagnement dans la préparation de l’étude de marché et du business plan) qui font grimper l’addition.  

Comment choisir une région pour créer son entreprise ?

Il est judicieux de choisir une région dynamique pour implanter son entreprise, notamment si vous souhaitez développer une franchise. Voici les régions les plus attractives pour développer son business :

  • Ile-de-France ;
  • Pays-de-la-Loire ;
  • Occitanie ;
  • Bretagne ;
  • Grand-Est ;
  • Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • Nouvelle-Aquitaine ;
  • Bourgogne-Franche-Comté ; 
  • Provence-Alpes Côte d’Azur ; 
  • Normandie.

Comment créer facilement son entreprise sur internet ?

Plus besoin de se déplacer physiquement à votre CFE pour déposer votre dossier de création d’entreprise. La démarche peut se faire en ligne via le site cfe-metiers.com pour les artisans ayant moins de 11 salariés ou guichet-entreprises.fr pour toutes les autres entreprises. 

Comment choisir sa franchise pour créer son entreprise ?

Plusieurs critères doivent être pris en compte pour choisir sa franchise :

  • L’image de marque du franchiseur ;
  • La notoriété du franchiseur ;
  • La liberté dans le développement de la franchise ;
  • Les éventuelles contraintes imposées par le franchiseur.

Peut-on cumuler CSP et création d’entreprise ?

Il n’est pas possible de cumuler indemnisation liée au CSP et la création d’entreprise. Cependant, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), dédié aux salariés licenciés pour des raisons économiques, peut très bien être utilisé pour profiter d’un accompagnement financier en amont de la création d’entreprise. 

Il faut savoir que le montant de l’indemnisation versée au titre du CSP est supérieur à celui de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi). Ce contrat prévoit également un programme d’accompagnement personnalisé pour se reconvertir ou créer son entreprise.


Vous l’aurez compris : la création d’une entreprise est un travail de longue haleine. Il ne s’agit pas d’un sprint, mais d’un marathon qui demande beaucoup de préparation. 

Le respect de ces quelques étapes vous aidera à créer une entreprise prospère et viable. Que l’aventure commence !

Créez votre compte en 5min

Après vérification de votre identité, vous recevrez votre Carte Blank sous quelques jours.

Ouvrir un compte
Carte Blank