Créer son entreprise

Les 6 étapes de la création d’une entreprise

Envie de créer votre entreprise ? Suivez ces 6 étapes pour assurer votre succès !

Sarah Schnebert
Publié le
3/6/21
Mis à jour le
12/10/21

Pour aller droit à l'essentiel

Vous avez une idée en laquelle vous croyez dur comme fer ? Vos missions actuelles vous ennuient et vous préférez plutôt rêver à votre projet ? Ces symptômes ne trompent pas : vous êtes certainement prêt à créer votre entreprise 🚀 ! Mais concrètement : comment faire ? Par quoi commencer ? Quelles sont les étapes à respecter pour assurer votre succès ? Quelle somme d’argent faut-il prévoir ? Existe-t-il des astuces, des aides, des documents à créer pour se lancer de manière optimale ? Découvrez dans cet article les 6 étapes incontournables pour vous lancer en toute sérénité ⛱️ !

Création d’entreprise, étape n°1 : votre auto-évaluation

Avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure qu’est l'entrepreneuriat, il est important de vous auto-évaluer. Par exemple :

  • Quelle est votre situation actuelle ? Êtes-vous encore en CDI ou en CDD ? Combien d’années d’ancienneté avez-vous dans votre entreprise ? Ou bien êtes-vous demandeur d’emploi ? Ou retraité ?
  • Le projet que vous souhaitez créer correspond-il à votre secteur d’activité précédent ou s’agit-il d’une reconversion ?
  • Quels sont vos diplômes et vos compétences ? Votre nombre d'années d'expérience ? Avez-vous des droits à la formation que vous pourriez utiliser ? 
  • Quels sont vos dépenses mensuelles incontournables (loyer, dépenses quotidiennes, factures, prêt à rembourser, etc.) ? Avez-vous déjà souscrit à un crédit immobilier ? Quel est votre niveau d’endettement ?
  • Avez-vous un apport disponible pour votre projet ? Où en êtes-vous côté épargne ?

Bien évidemment, il n’existe pas de “moment idéal” pour créer son entreprise ! Néanmoins, répondre aux questions ci-dessus peut vous permettre de faire le point sur votre situation et ainsi d’établir la bonne marche à suivre pour lancer votre activité ! Vous évitez les mauvaises surprises.

💡 Vous êtes encore lié à votre employeur et vous hésitez à le quitter pour vous lancer ? Bonne nouvelle : il est tout à fait possible de créer une société tout en préservant votre contrat de travail ! Le congé sabbatique ou le congé de création d’entreprise sont des dispositifs prévus à cet effet, à condition d’être tributaire d’une ancienneté suffisante et de continuer à respecter certaines obligations vis-à-vis de votre employeur (discrétion, non concurrence, etc.) À l’issue de ces congés, un choix s’offre à vous : reprendre votre emploi ou continuer votre projet indépendant ! Idéal pour minimiser les risques !

Autre élément à garder à l’esprit lors de votre lancement : vous pouvez être momentanément privé de revenus durant les premiers mois de la création de votre entreprise. C’est tout à fait normal ! Pour maintenir votre niveau de vie, sachez que des indemnités existent lorsque vous mettez fin à un emploi salarié (versement des congés payés, indemnités compensatrices, etc.), c’est pourquoi il est important de bien prévoir votre rupture de contrat et de la négocier

Sachez qu’être demandeur d’emploi et porteur de projet sont également deux statuts tout à fait cumulables ! En fonction de la forme juridique que vous choisissez pour votre entreprise (l'étape 5 de cet article), vous pouvez devenir freelance tout en bénéficiant des indemnités prévues par Pôle Emploi, telles que l’ARE ou Aide au Retour à l’Emploi, par exemple (sous conditions).

L’étape de l’auto-évaluation permet aussi de vérifier qu'il existe bien une cohérence entre votre personnalité (vos compétences, votre expérience, vos motivations, vos ressources) et votre projet ! Si ce n’est pas tout à fait le cas et que votre idée nécessite des compétences ou des savoir-faire techniques complémentaires, il peut être nécessaire de faire une formation. Si vous êtes en pleine reconversion par exemple, il peut être nécessaire de prendre le temps d’apprendre votre nouveau métier avant de vous lancer. Enfin, si vous sentez que mener ce projet à bien n’est pas possible seul, pensez à vous associer ou à prévoir un statut juridique qui vous permettra d’accueillir des associés.

Certains statuts juridiques permettent de grandir sans avoir à se transformer ! C’est le cas de la SASU (société par actions simplifiées unipersonnelle) qui peut évoluer en SAS (société par actions simplifiées), ou de l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) qui peut devenir une SARL (société à responsabilité limitée) !

Création d’entreprise, étape n°2 : la formulation de votre projet

Tout au long de votre vie d’indépendant, vous aurez besoin d’avoir une vision étendue de votre projet. Pour cela, posez à l’écrit toutes les informations suivantes : 

  • Votre nom de marque ou nom de domaine (cela peut être le vôtre si vous créez une entreprise) ;
  • Qui sont vos clients potentiels ou “prospects” ;
  • À quelles cibles s’adresse votre idée (caractéristiques, âges, localisation, besoins, moyens) ;
  • Quelle est l’identité particulière, le concept de votre idée ;
  • Quelle est la différence de votre idée par rapport à son marché (qu’apporte-t-elle en plus ? À quels besoins permet-elle de répondre ?) ;
  • Qui sont vos concurrents et surtout comment êtes-vous différents d’eux ;
  • Quelle est votre mission, qu’est-ce que votre idée apporte de nouveau (par exemple, mon idée est “créer des cosmétiques naturelles”, ma mission est "d'offrir du soin et de la beauté tout en respectant la planète et la santé des consommateurs”) ;
  • Comment est fait votre secteur d’activité, comment va-t-il évoluer ?

Tous ces éléments sont non seulement nécessaires à votre lancement et votre évolution, mais aussi à la bonne création de vos produits et/ou services, ou encore, pour faire une demande de crédit auprès d’un établissement bancaire. 

Pour réussir votre projet et évaluer la pertinence de votre idée , deux choses sont essentielles : bien évaluer les besoins de votre cible (et toujours vous y adapter !) pour calibrer correctement votre idée, et faire ressortir votre différence par rapport à vos concurrents pour toujours vous démarquer.

Des documents formels et des outils existent pour vous aider à formuler votre projet. Ils sont utilisés tous les jours dans les secteurs du marketing et de la création d’entreprise. Par exemple : 

  •  Une étude de marché (les profils de votre secteur d’activité, de votre concurrence, de vos clients et de leurs besoins/attentes) ;
  • Un business plan (votre stratégie, vos moyens, vos objectifs chiffrés à moyens et longs termes) ;
  • Une “plateforme de marque”, si vous créez une marque (votre histoire ou storytelling, votre mission, vos gammes de produits ou votre offre de services, vos savoir-faire uniques, vos différentes cibles, etc.).
  • Un “SWOT” ( de l’anglais “strengths, weaknesses, opportunities & threats”), qui est une analyse en 4 parties du présent (vos forces, vos faiblesses) et du futur (vos opportunités potentielles, vos menaces à venir) de votre projet.

💡 Besoin d’un coup de pouce ? Notre partenaire JeSuisunEntrepreneur (JSE) vous coach et vous accompagne dans la création de tous ces documents (business plan, environnement concurrentiel, objectifs chiffrés, etc.) pour tester la bonne faisabilité de votre projet ! 

Création d’entreprise, étape n°3 : le chiffrage de votre projet

Cette troisième étape plus technique vous permet d’évaluer vos besoins en termes de financement et de projeter votre évolution de manière chiffrée. Ces indicateurs sont précieux pour imaginer quel sera le bon déroulement de votre projet et surtout vérifier s’il est durable dans le temps.

Tous les projets de création d’entreprise sont différents ! Certains peuvent se lancer à peu de frais et se passer de prévisions comptables, d’autres ont besoin de plus de ressources et de temps alloué à la gestion de ces ressources ! Par exemple : 

  • Vous décidez de devenir consultant en communication en créant une entreprise individuelle sous le régime de la micro entreprise. Dans ce cas, il vous est tout à fait possible de travailler depuis votre domicile, vous n’avez pas besoin de matières premières ou d’équipement spécialisé, et enfin, l’immatriculation d’une micro entreprise est gratuite ;
  • Vous avez le statut d’artisan et vous décidez de créer une société spécialisée dans la conception de meubles, main dans la main avec un autre associé. Pour ce faire, vous devez réunir un capital social pour vous immatriculer, louer des bureaux ou un atelier pour bénéficier de l’espace nécessaire à votre ouvrage, acheter des matières premières, transporter ces matières premières, louer ou acheter du matériel et des outils de pointe, faire appel à un expert comptable, etc.  

En clair : avoir besoin de fonds pour se lancer est tout à fait normal et dépend de la nature de votre projet ! Cela ne doit pas vous décourager, bien au contraire, de nombreux dispositifs existent pour pouvoir financer votre projet. En revanche, pour les obtenir, vous devez détailler précisément quels sont vos besoins pour pouvoir convaincre vos futurs partenaires financiers et justifier le montant des fonds que vous demandez.

L’erreur la plus classique du porteur de projet est justement de sous-estimer les ressources dont il a besoin ! Ne soyez pas impressionné par les chiffres, tous les créateurs d’entreprise sont passés là !

Pour bien chiffrer votre projet, posez-vous les questions suivantes :

  • De quoi ai-je besoin pour me lancer et me développer ? Ce capital de départ peut être une somme d’argent, des biens immobiliers, des produits, des salariés, etc.
  • À partir de quand votre projet sera-t-il rentable ? Soit : à partir de quel moment allez-vous dégager un bénéfice ?
  • Tout au long de votre première année d’exercice, les recettes encaissées par votre entreprise vont-elles suffire à financer l’ensemble de vos dépenses

Les traductions financières de ces questions s’incarnent à travers des documents comptables classiques :

  • Votre plan de trésorerie ou “tableau de trésorerie prévisionnelle” (un tableau qui suit l’évolution financière de votre entreprise) ;
  •  Vos “besoins en fonds de roulement” ou BFR (c'est-à-dire vos besoins de financement à court terme pour éviter des décalages dans votre trésorerie) ;
  • Vos besoins d’investissements ;
  • Votre plan de financement (qui met en parallèle vos besoins d'investissement, votre BFR et vos ressources) ;
  • Votre “compte de résultat” prévisionnel (en général, sur une période de 2 à 3 ans) ;
  • Votre seuil de rentabilité, soit le montant du chiffre d’affaires que vous devez réaliser au cours d’une période donnée pour générer enfin un bénéfice et être rentable.

Concernant votre seuil de rentabilité, sachez qu’il n’est pas nécessaire de l'atteindre dès la première année ! Vous pouvez vous donner un à deux ans supplémentaires.

💡 N’hésitez pas à faire appel à un expert comptable pour réaliser l’ensemble de ces documents ou à vous faire accompagner via des dispositifs gratuits comme le NACRE (nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise), par exemple. Les aides à la création d’entreprise sont nombreuses en France et ne concernent pas que des sommes d’argent ! Elles prennent aussi la forme de conseils et d’accompagnement sur-mesure !

Création d’entreprise, étape n°4 : le financement de votre projet

Votre projet est écrit et vos besoins en ressources sont chiffrés ? Parfait 🎉 ! Grâce aux étapes précédentes, vous disposez désormais de tous les documents nécessaires à la formulation de vos demandes de financement !

Obtenir des ressources consiste principalement à convaincre des personnes extérieures à votre projet que ce dernier en vaut la peine. Pour cela, vous devez à ce stade être convaincu de la pertinence de votre idée et de la viabilité de votre projet pour pouvoir transmettre votre enthousiasme.

Plusieurs possibilités de financement s’offrent à vous :

  • Vos fonds propres, c’est-à-dire un apport personnel qui émane de votre poche ;
  • Des fonds versés par vos futurs associés en échange de parts sociales ;
  • Des fonds versés par des actionnaires (une “levée de fonds”). Pour cela, vous ouvrez le “capital social” (fonds de départ) de votre entreprise à des investisseurs en échange de titres ;
  • Plus de 3000 subventions à la création d’entreprise disponibles en France ;
  • Un financement participatif ou un “crowdfunding” via un site internet. Cette méthode née aux États-Unis permet de financer des projets grâce à des donateurs en ligne. Vous pouvez par exemple utiliser des réseaux sociaux pour votre projet afin de constituer une communauté de futurs clients qui pourront vous aider financièrement si vous passez par un financement participatif !

Enfin, vous pouvez tout simplement vous tourner vers un établissement bancaire pour déposer une demande de crédit ! C’est ce qu’on appelle le prêt à la création d’entreprise.

Si vous faites une demande de prêt à la création d’entreprise, prévoyez d’apporter vous-même au moins 30% de votre besoin de financement ! Cet apport personnel prouve à votre conseiller que vous êtes personnellement investi dans votre projet.

Création d’entreprise, étape n°5 : choisir votre statut juridique

Vous disposez de toutes les ressources nécessaires à la création de votre entreprise ? Il ne vous reste plus qu’à choisir votre “statut juridique” ou forme juridique ! Cette étape est essentielle pour déterminer le bon fonctionnement de votre entreprise, organiser sa gestion, opter pour vos différents régimes fiscaux et sociaux, votre couverture sociale, etc.

💡 Pour faire le meilleur choix possible, profitez du guide complet créé par les experts juridiques de Blank, Comment bien choisir votre statut juridique ?

Création d’entreprise, étape n°6 : les démarches pour créer votre entreprise

Les formalités de création de votre entreprise reposent entièrement sur la nature de votre statut ! Elles sont globalement toujours les mêmes et demandent plus ou moins de rigueur en fonction de votre choix : créer une société ou une entreprise.

Une société, contrairement à une entreprise, dispose de la personnalité morale. Elle est une entité séparée de son gérant et/ou de ses associés. À l’inverse, une entreprise individuelle ne fait qu’un avec son fondateur !

Pour créer une société, vous devez en rédiger les statuts (le fonctionnement) et procéder au dépôt de capital pour vous immatriculer (auprès d’un notaire, de la Caisse des Dépôts et Consignations ou bien sur un compte professionnel). Une fois la société immatriculée, un avis de constitution est publié au sein d'un journal d'annonces légales puis un dossier de création doit être envoyé au Centre des Formalités des Entreprises (CFE) compétent. Comptez 250 € à 500 € pour les formalités d’une société telle qu’une SASU, une SAS, une EURL ou une SARL.

Enfin, pour créer une entreprise individuelle (comme une EIRL ou une micro entreprise), les formalités sont simplifiées et le plus souvent gratuites ! Il suffit d’en faire la demande auprès du Centre des Formalités des Entreprises (CFE) compétent. Pour certains métiers, une immatriculation payante peut être nécessaire au Registre des Métiers (RM) ou au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Dernier point : n’oubliez pas de souscrire à une assurance professionnelle !


Fin de la dernière étape, et avec elle, de cet article 💪 ! L’équipe Blank a conçu ces 6 étapes différentes en se basant sur notre expérience de terrain et avec nos nombreux porteurs de projets. Elles devraient donc vous permettre d’aborder la création d’entreprise le plus facilement possible et de réussir à coup sûr !

Écrit par

Sarah Schnebert

Ici Sarah, concepteur-rédacteur et spécialiste en stratégie de contenus depuis plus de 7 ans. Diplômée de Sciences Po Rennes, je suis surtout une ex freelance et une habituée des galères entrepreneuriales. Mon objectif chez Blank : allier cette expérience à nos ressources juridiques pour vous faciliter la vie.

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